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Salât coranique

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Par islamcoranique

Que Dieu me pardonne et me guide pour tout ce que j’aurais pu mal interpréter dans cette étude et ailleurs. Qu’Il puisse nous guider vers une meilleure compréhension de Sa révélation afin que nous puissions nous purifier et accroître notre savoir.

Le Coran proclame qu’il est pleinement détaillé (7:52, 6:114, 10:37). En dépit de cette vérité coranique d’origine divine, les musulmans de tradition sunnite, shiite ou autres dénominations se sont rebellés contre Dieu et insistent à suivre des traditions et lois médiévales qui contredisent l’esprit et la lettre du Coran (lire l’article « Hadiths, l'Islam défiguré» sur ce website). L’argument préféré des adversaires d’un Islam purement Coranique est le suivant: Si le Coran est réellement pleinement détaillé, où y trouvez-vous le nombre et les détails des prières rituelles, ainsi que le nombre de rak’ahs par salât ?

Cet article, va, avec l’aide de Dieu, apporter exactement ce qu’ils demandent: L’intégralité des détails de la prière rituelle, y compris le nombre de rak’ahs (tel que détaillé de façon subtile en 15:87, voir section 10), et même la prière du vendredi! Cette étude montrera que l’Islam traditionnel a perverti la prière rituelle décrétée dans le Coran, lequel ne prescrit que trois prières journalières obligatoires, et une surérogatoire la nuit, tel que c’est d’ailleurs le cas dans la Bible. Nous apporterons des preuves qui montrent que l’islam shiite, même s’il a dévié, apporte des preuves circonstancielles soutenant le fait que le Coran ne prescrit que trois prières obligatoires, et que la sourate 1 ne doit être récitée que deux fois par prière.
Cet article prouvera que le Coran est ce qu’il prétend être: Pleinement détaillé, et le lecteur pourra juger par lui-même du décalage flagrant entre l’enseignement coranique et celui de l’islam traditionnel sunnite.

Sommaire :

Salât: Définition
1. Qui enseigne la salât ? Le Coran, les hadiths, ou une combinaison des deux ?
2. Le Coran est-il pleinement détaillé ?
3. Où l’appel à la prière est-il mentionné dans le Coran ?
4. Avant d’en venir aux ablutions: Quelles sont les conditions requises pour faire la prière, et les règles d’hygiène qui y sont liées ?
5. Si on n’a pas besoin des hadiths pour faire la prière rituelle, où trouve-t-on le détail des ablutions dans le Coran ?
6. Où trouve-t-on dans le Coran que nous devons prier Pieds Nus ?
7. Dans quelle direction tourne-t-on nos visages pendant la prière rituelle ?
7. Chaque fois que nous lisons (ou récitons) le Coran, nous devons chercher refuge auprès de Dieu contre satan le réprouvé:
8. Quel ton doit-on utiliser pendant la prière?
9. Où trouve-t-on le nombre de prières journalières dans le Coran ?
10. Quelle sourate et combien de rak’ahs récite-t-on dans la salât »
A Preuves coraniques
B Preuves circonstancielles
B.1 La prière du vendredi
B.2 La prière shiite
B.3 Hadith Bukhari (Sahih), Volume 001, Book 008, Number 346.
11. Peut-on réciter d’autres versets que la sourate 1 dans la salât ?
12. Où trouve-t-on les horaires des prières rituelles journalières dans le Coran ?
12.1 Les cinq périodes de temps coraniques qui définissent 24 heures:
12.2 La prière rituelle a été prescrite à des horaires spécifiques
12.3 La journée musulmane commence à la tombée de la nuit
12.4.1 Première prière : Prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ichâ’ = صلوة العشاء)
12.4.2 Deuxième prière : La prière “Nafilah” (surérogatoire) de la nuit
12.4.3 Troisième prière: La prière de l’aube: صلوة الفجر
12.4.4 Dernière prière : La Prière médiane (الصَّلَوةِ الْوُسْطَىٰ)
13. La prière du vendredi
14. Ou trouve t-on le « Takbir » (تَكْبِير = Dieu est le plus grand !) dans le Coran?
15. Quelles sont les positions successives pendant la prière
15.1 Se tenir debout, se courber et se prosterner
15.2 Position courbée: 56:96, 69:52
15.4 Combien de fois récite-t-on les expressions en position courbée et prosternée ?
15.5 Les deux prosternations successives et la position à genoux
15:6 50:40 confirme 2 prosternations et deux raka'a
15.7 Comment se prosterne-t-on exactement ?
16. Quelle Chahadah (attestation) récite-t-on pendant la prière rituelle ?
16.1 L’interdiction absolue de mentionner des noms à coté de Dieu
16.2 L’unicité absolue de Dieu : La fondation qui garantie la paix dans l’univers.
16.3 3:18, La Chahadah telle que Dieu Lui-même nous l’ordonne
16.4 Pourquoi est-ce « la plus grande » des Chahadahs ?
17. La salât et tous les rituels de l’Islam ont été révélés à Abraham et non pas Mohammed, tous les messagers et prophètes ont pratiqué la prière rituelle telle que décrite dans le Coran
18. Prier dans des situations inhabituelles
19. Peut-on raccourcir ses prières dans certaines situations ?
20. La prière en groupe
21. Peut-on rattraper une prière quand l’heure est passée?
22. Une femme peut-elle prier quand elle est indisposée?
23. A-t-on le droit d’interdire aux femmes l’accès aux mosquées ? Doit-on séparer les hommes des femmes dans une mosquée, peuvent-elles diriger la prière rituelle en présence d’hommes ou faire le adhan ?
24. Est-ce que “salâm” ou “salamoun alaïkoum” fait partie de la salât?
25. Faire le ramadan et ne pas manger de porc est-il suffisant pour être musulman ? La prière est-elle obligatoire pour faire partie de la communauté musulmane ?
25.1 Qui sont les vrais croyants:
25.2 Une personne qui ne fait pas la prière rituelle ne peut servir de témoin fiable dans le cas d’un testament
25.3 Une personne qui ne fait pas la prière rituelle et ne s’acquitte pas de la zakât a-t-elle le droit de fréquenter les mosquées de Dieu ?
25.4 Pourquoi satan veut vous nous empêcher à tout prix de faire la prière rituelle
25.5 Une société musulmane institutionnalise la salât et encourage la zakât:
25.6 Qui hérite du paradis en Islam
26. L’islam sunnite prétend qu’il faut mettre à mort une personne qui ne fait pas sa prière rituelle. Que dit le Coran à ce sujet ?
27. Une vue d’ensemble des buts et bienfaits de la prière rituelle
28. La prière funéraire d’après le Coran
29. Sourate 1, salât et Coran: Résurrection et accomplissement de l’histoire du monothéisme du genre humain
Conclusion

Salât: Définition

La salât est un rituel institué par Dieu pour établir une communication ou un contact avec Lui. La racine arabe du mot « salât » est « salou » (صلو) qui signifie, « prier », « établir contact ». Il est impossible de traduire en français par un seul mot la vraie signification de « salât »; « rituel de prière pour établir une communication avec Dieu » donnerait une idée assez précise, et l’expression plus simple « prière rituelle » a été choisie dans cette étude car la salât n’est pas une simple invocation ou prière improvisée (دعاء = Dou’a) où l’on choisit librement ses mots, telle qu’on l’entend dans toutes les religions du monde y compris en Islam; Le but premier de la salât ne consiste pas à demander des faveurs spécifiques ou personnelles; elle consiste à adorer Dieu exclusivement, en récitant le Coran, la parole de Dieu, et en se soumettant au rituel qui y est décrit: Nous l’adorons, nous Le glorifions, nous implorons qu’Il nous guide dans le droit chemin et récitons et méditons le Coran pendant la salât pour établir une relation exclusive avec Lui.
- Le Coran fonctionne d’une façon très simple en ce qui concerne la prière rituelle: Dieu est Omnipotent, Il contrôle toutes choses, et Il a fait en sorte que malgré la corruption qui est venue entacher la prière rituelle au travers des siècles, sa structure de base a été préservée afin que nous comprenions le langage du Coran lié à la prière rituelle.

1. Qui enseigne la salât ? Le Coran, les hadiths, ou une combinaison des deux ?

حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَىٰ وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ

(2:238) Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat), ainsi que la prière médiane (salât al wousta). Et tenez-vous debout devant Dieu (pendant la salât) avec humilité.

فَإِنْ خِفْتُمْ فَرِجَالًا أَوْ رُكْبَانًا فَإِذَا أَمِنتُمْ فَاذْكُرُوا

اللَّهَ كَمَا عَلَّمَكُم مَّا لَمْ تَكُونُوا تَعْلَمُونَ

(2:239) et si vous éprouvez de la crainte, alors (priez) à pied ou en conduisant votre monture. Et quand vous êtes en sécurité, alors célébrez Dieu comme Il vous (vous = tous les musulmans à toutes époques) a enseigné ce que vous ignoriez.
Nous voyons bien que c’est en fait Dieu Lui-même qui nous a enseigné la salât, et non Mohammed qui n’a fait que la transmettre initialement en la pratiquant avec les autres musulmans grâce à une compréhension profonde du Coran qui avait été révélé dans son cœur. La salât est donc enseignée, confirmée et, si besoin est, rectifiée par le Coran (la parole de Dieu) à chaque fois qu’il y a une altération du rituel de Dieu. Nous allons voir tout au long de cet article à quel point les hadiths et la sounna s’opposent à l’enseignement de Dieu dans le Coran.

2. Le Coran est-il pleinement détaillé ?

أَفَغَيْرَ اللَّهِ أَبْتَغِي حَكَمًا وَهُوَ الَّذِي أَنزَلَ إِلَيْكُمُ الْكِتَابَ مُفَصَّلًا وَالَّذِينَ آتَيْنَاهُمُ

الْكِتَابَ يَعْلَمُونَ أَنَّهُ مُنَزَّلٌ مِّن رَّبِّكَ بِالْحَقِّ فَلَا تَكُونَنَّ مِنَ الْمُمْتَرِينَ

(6:114) Pourquoi donc aurais-je recours à autre que Dieu comme juge, alors qu’Il est celui qui vous a révélé le livre pleinement détaillé ?! Ceux à qui nous avons donné le livre savent [pertinemment] qu’il s’agit de la vérité révélée par ton Seigneur. Alors ne sois pas du nombre de ceux qui doutent !
Seuls ceux qui doutent des commandements de Dieu refuseront d’accepter ce qu’Il a Lui-même proclamé mot pour mot. Dieu est celui qui nous a enseigné la salât dans le Coran, et a protégé sa structure de base afin que nous puissions comprendre les enseignements du Coran pleinement détaillé. Même entre les ennemis jurés sunnites et chiites, la prière du matin est par exemple quasiment strictement identique.

3. Où l’appel à la prière est-il mentionné dans le Coran ?

وَإِذَا نَادَيْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ اتَّخَذُوهَا هُزُوًا وَلَعِبًا ذَٰلِكَ بِأَنَّهُمْ قَوْمٌ لَّا يَعْقِلُونَ

(5:58) Quand vous faites l’appel la prière (salât), ils en font un objet de dérision et de moquerie; ce parce qu’ils sont des gens dénués de tout entendement.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا

إِلَىٰ ذِكْرِ اللَّهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَٰلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ

(62:9) O vous qui croyez, quand l’appel à la prière (salât) est annoncé le jour du rassemblement (vendredi), alors hâtez-vous vers le rappel de Dieu, et abandonnez tout commerce. C’est mieux pour vous, si (seulement) vous saviez.
- Le verbe « نادي » (nâdâ) dans les versets ci-dessus signifie « appeler », et sa racine « ندا » (nadâ) contient aussi le sens de « se réunir ». Cela indique que la prière rituelle, que ce soit pour la prière du vendredi ou les autres jours de la semaine, est un rituel que l’on pratique de préférence en groupe et destiné à unir la communauté des croyants.
- Les versets ci-dessus indiquent clairement que l’appel à la prière est un commandement divin qui était déjà en pratique du temps du prophète et est une partie intégrante de la vie de toute société musulmane. Comme cela sera amplement confirmé dans cette étude, les rituels islamiques sont généralement bien préservés sauf quand ils contredisent directement le Coran et malheureusement c’est partiellement le cas de l’appel à la prière dans les sociétés traditionnelles musulmanes car il enfreint le commandement coranique majeur suivant:

وَإِذَا ذُكِرَ اللَّهُ وَحْدَهُ اشْمَأَزَّتْ قُلُوبُ الَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ

بِالْآخِرَةِ وَإِذَا ذُكِرَ الَّذِينَ مِن دُونِهِ إِذَا هُمْ يَسْتَبْشِرُونَ

(39:45) Quand Dieu seul (اللَّهُ وَحْدَهُ) est mentionné, le cœur de ceux qui ne croient pas en l’au delà se crispe de dégoût, mais quand d’autres (noms) sont mentionnés à coté de Lui, ils se réjouissent.
- Selon le Coran, nul ne peut être mentionné à coté de Dieu, pas même le prophète Mohammed. Même si l’appel à la prière comporte quelques variations mineures dans le monde musulman, il est quasiment identique même entre shiites et sunnites.
- Le Coran ne donne pas de détails spécifiques autres que d’effectuer un appel à la prière, et les mots spécifiques n’ont en réalité pas beaucoup d’importance tant qu’aucun nom n’est mentionné à coté de Dieu et que l’esprit et les lois du Coran sont respectés.
- Plutôt que d’essayer de tout réinventer, un moyen très simple de formuler un appel à la prière correct est tout simplement de dupliquer l’appel à la prière tel qu’il est effectué partout dans le monde musulman en excluant toute mention du prophète Mohammed ou d’Ali à coté de Dieu puisqu’il s’agit d’un acte d’idolâtrie (39:45):

Adhan table islamcoranique lbl

- Ce qui est magnifique dans l’appel à la prière ci-dessus est qu’il finit par le message d’unicité de Dieu dans sa plus simple expression tel qu’il apparaît dans le Coran en 37:35 et 47:19: « Point de divinité si ce n’est Dieu ».
- Nous trouvons également « l’attestation » (شهدة = chahadah) liée à cette plus simple expression de l’unicité de Dieu dérivée directement de 3:18: « J'atteste qu'il n'y a point de divinité si ce n'est Dieu. »
- L’« appel à se réunir » pour la salât (et de se « hâter pour faire la prière ») reprend également le thème invoqué en 5:58 et 62:9.
- L’un des aspects le plus important des rituels islamiques en général est d’unir la communauté des croyants. Pourquoi chercher à réinventer l’appel à la prière alors que ce dernier est pour ainsi dire identique partout de par le monde musulman ? Il suffit de comprendre que mentionner tout nom à coté de Dieu revient à sombrer dans l’idolâtrie, et nous nous retrouvons alors avec un appel à la prière (mentionné ci-dessus) qui respecte le message du Coran. C’est ça, de très loin, le plus important, bien au delà des mots et du nombre de fois qu’ils doivent être prononcés, aussi longtemps que ces derniers respectent l’esprit général du Coran, car en réalité, plusieurs appels à la prière pourraient être valables. Les vrais croyants savent que le monde musulman doit être unit comme les briques d’un seul mur (61:4), et voilà pourquoi il ne faut pas chercher à tout réinventer et à se diviser, surtout sur des questions qui n’en valent pas la peine.

4. Avant d’en venir aux ablutions: Quelles sont les conditions requises pour faire la prière, et les règles d’hygiène qui y sont liées ?

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْرَبُوا الصَّلَاةَ وَأَنتُمْ سُكَارَىٰ حَتَّىٰ تَعْلَمُوا مَا تَقُولُونَ

وَلَا جُنُبًا إِلَّا عَابِرِي سَبِيلٍ حَتَّىٰ تَغْتَسِلُوا وَإِن كُنتُم مَّرْضَىٰ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ أَوْ

جَاءَ أَحَدٌ مِّنكُم مِّنَ الْغَائِطِ أَوْ لَامَسْتُمُ النِّسَاءَ فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا

طَيِّبًا فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُمْ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَفُوًّا غَفُورًا

(4:43) O vous qui croyez, ne prenez point part à la prière rituelle (salât) si vous êtes intoxiqués jusqu'à tant que vous sachiez ce que vous dîtes, ni [lorsque vous êtes] impurs – à moins que vous ne soyez en route – [et attendez] jusqu'à tant que vous vous soyez lavés. Si vous êtes malades ou en voyage, ou que l’un d’entre vous est allé aux toilettes, ou que vous ayez eu une relation de nature intime avec les femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau (d’après le Coran, c’est avec de l’eau qu’on se lave), touchez de la terre propre et frottez [doucement] vos visages et vos mains. En vérité Dieu est celui qui absout les péchés, celui qui pardonne.
- On ne peut faire la prière en état d’intoxication ou d’impureté. Précisons que l’alcool et les drogues sont strictement interdits en Islam (2:219, 5:90), mais que le Coran prend tous les cas de figure en ligne de compte, même de ceux qui s’égarent. satan connaît la nature humaine et veut que les gens qui sont intoxiqués soient déprimés, se sentent coupables et tombent encore plus bas en oubliant Dieu et en délaissant la prière rituelle. L’un des messages de 4:43 est que quelque soit le cas de figure, personne ne doit jamais abandonner la prière rituelle. La pratiquer force les gens à ne pas être intoxiqué et les empêche de tomber en état de dépendance parce que comme on ne peut prier en état d’hébriété par exemple, et puisque la salât est obligatoire trois fois par jour (nous y reviendrons plusieurs fois dans l’étude), le croyant est vite confronté à choisir entre deux modes de vie complètement incompatibles. Nous reviendrons plus loin au fait que l’un des buts de la prière rituelle est de tenir les croyants à l’écart du mal et des vices de la société.
- 4:43 nous enseigne également l’importance cruciale de « savoir ce que l’on dit » pendant la prière, ce qui devrait être une leçon pour ces millions de musulmans de par le monde qui récitent la prière en arabe sans même comprendre un seul mot de ce qu’ils disent, et n’ont même pas l’excuse d’être intoxiqués. Chaque musulman devrait au moins comprendre et connaître par cœur la signification de la sourate 1 dans sa propre langue, puisqu’on la récite systématiquement pendant la prière, et parce que cela permet ainsi de prier de façon intelligente n’importe où et avec n’importe quel musulman de par le monde.
- Le verset ci-dessus, même s’il mentionne les ablutions sèches, n’est pas celui qui détaille les ablutions classiques avant la prière. Il établit par contre les règles d’hygiène du musulman et comporte à ce sujet deux parties distinctes:
(1) Il définit d’abord de manière très générale qu’il ne faut pas faire la prière en état d’impureté pour faire la prière, sauf si on est sur la route et qu’on n’a pas le choix.
(2) Le verset précise ce qu’est l’impureté: On doit se laver avec de l’eau en revenant des toilettes, ainsi que si on a eu des relations intimes (c.-à-d. de nature sexuelle) avec une femme. Aucun bain complet n’est mentionné dans ce dernier cas et n’est donc obligatoire, même si c’est évidemment préférable. Un bain complet ou une douche n’est pas toujours possible ou pratique selon la situation et Dieu le sait: Il a fait de notre religion une religion facile à pratiquer (20:2). La légende selon laquelle on doit refaire ses ablutions si on a simplement eu des gaz est une invention des hadiths sans aucune base coranique.
- Le Coran est pleinement détaillé et explique que faire quand on manque d’eau pour se purifier (ablutions sèches).
- Le but des règles d’hygiène et des ablutions est, en plus de l’extrême importance de la propreté en général, de se présenter en état de pureté devant Dieu pour la prière. 4:43 indique donc les cas de figure qui définissent un état d’impureté et la nécessité de se purifier avec de l’eau ou à défaut, avec de la terre propre.
5. Si on n’a pas besoin des hadiths pour faire la prière rituelle, où trouve-t-on le détail des ablutions dans le Coran ?
Le rituel d’ablutions comporte quatre étapes selon le livre de Dieu, ni plus, ni moins; les ablutions sèches et autres situations particulières sont également à nouveau détaillées:

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ

وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ وَإِن كُنتُمْ جُنُبًا فَاطَّهَّرُوا وَإِن كُنتُم

مَّرْضَىٰ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ أَوْ جَاءَ أَحَدٌ مِّنكُم مِّنَ الْغَائِطِ أَوْ لَامَسْتُمُ النِّسَاءَ فَلَمْ تَجِدُوا

مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ مَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيَجْعَلَ

عَلَيْكُم مِّنْ حَرَجٍ وَلَٰكِن يُرِيدُ لِيُطَهِّرَكُمْ وَلِيُتِمَّ نِعْمَتَهُ عَلَيْكُمْ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

(5:6) Ô vous qui croyez, une fois que êtes debout dans l’intention de faire la prière rituelle alors (1) lavez vos visages, (2) puis lavez vos mains jusqu’aux coudes, (3) et oignez vos têtes et (4) vos pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté, alors purifiez-vous. Mais si vous êtes malades ou en voyage, que quiconque d’entre vous revienne des toilettes, ou que vous ayez eu des relations de nature intime avec les femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau, alors touchez de la terre propre, et frottez vos visages et vos mains avec elle. Dieu ne souhaite pas vous causer de difficultés mais souhaite vous purifier et parfaire ses bienfaits envers vous afin que vous soyez reconnaissants.
- L’Islam sunnite invente des étapes supplémentaires pour les ablutions (laver la bouche, les oreilles) et prétend qu’il faut se laver trois fois à chaque étape: C’est une déformation du rituel révélé par Dieu que rien ne peut abroger ou compléter, car il est pleinement détaillé. Si vous êtes très sale, il est possible que vous deviez laver vos mains plus que trois fois; souvent une seule fois suffira, et c’est à chacun d’apprécier. Si aller aux toilettes et avoir des rapports intimes avec une femme définissent l’état d’impureté et la nécessité de se laver, les ablutions avec de l’eau sont une chose distincte et il s’agit du rituel en tant que tel avant la prière. Il faut donc les refaire avant chaque prière quand cela est possible, c'est-à-dire avant chaque nouvelle prière qui est censée être faite très à l’heure (ce n’est pas pour rien qu’il y a un appel à la prière dans les pays musulmans). L’Islam est une religion de bon sens, et si vous faites la « prière médiane » (définie plus tard) tard dans l’après midi et que vient la prière du coucher du soleil à peine quelques minutes après, vous êtes déjà en état de pureté d’ablutions et les refaire à nouveau n’aurait aucun sens. Mais en règle générale, il faut prier dès après l’appel à la prière, et comme il n’y a que trois prières obligatoires comme nous le verrons, il faut les refaire.
- Le verset ci-dessus nous ordonne de laver nos pieds avant la prière, ce qui est une première indication que nous devons prier pieds-nus. La section suivante nous en dit plus:

6. Où trouve-t-on dans le Coran que nous devons prier Pieds Nus ?

فَلَمَّا أَتَاهَا نُودِيَ يَا مُوسَىٰ

(20:11) Alors quand il y parvint, il fut appelé: « Ô Moïse,

إِنِّي أَنَا رَبُّكَ فَاخْلَعْ نَعْلَيْكَ إِنَّكَ بِالْوَادِ الْمُقَدَّسِ طُوًى

(20:12) En vérité Je suis Ton Seigneur, donc enlève tes sandales. En vérité, tu es dans la vallée sacrée de Touwa,

وَأَنَا اخْتَرْتُكَ فَاسْتَمِعْ لِمَا يُوحَىٰ

(20:13) Et Je t’ai choisi, donc écoute ce qui est révélé:

إِنَّنِي أَنَا اللَّهُ لَا إِلَٰهَ إِلَّا أَنَا فَاعْبُدْنِي وَأَقِمِ الصَّلَاةَ لِذِكْرِي

(20:14) En vérité Je suis Dieu, il n’y a point de divinité si ce n’est Moi. Alors adore-Moi et fais la prière rituelle (salât) pour te rappeler de Moi. »
- Moïse a reçu le commandement divin d’enlever ses sandales par respect pour Dieu et pour faire la prière rituelle: C’est pour cela que nous enlevons nos chaussures dans les mosquées et tout endroit où nous nous apprêtons à faire la prière.

7. Dans quelle direction tourne-t-on nos visages pendant la prière rituelle ?

قَدْ نَرَىٰ تَقَلُّبَ وَجْهِكَ فِي السَّمَاءِ فَلَنُوَلِّيَنَّكَ قِبْلَةً تَرْضَاهَا فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ

الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَحَيْثُ مَا كُنتُمْ فَوَلُّوا وُجُوهَكُمْ شَطْرَهُ وَإِنَّ الَّذِينَ أُوتُوا

الْكِتَابَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّهُ الْحَقُّ مِن رَّبِّهِمْ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا يَعْمَلُونَ

(2:144) Certes, nous t’avons vu (Ô Mohammed) tourner ton visage vers les cieux; Nous allons donc te diriger vers une Qiblah qui te siéra. Alors (1) tourne (Ô mohammed) ton visage vers la mosquée sacrée! Et où que vous soyez, tournez vos visages en sa direction! Et ceux qui ont reçu le livre (avant vous) savent pertinemment qu’il s’agit de la vérité émanant de leur Seigneur; Dieu n’est jamais oublieux de leur comportement.

وَمِنْ حَيْثُ خَرَجْتَ فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ

وَإِنَّهُ لَلْحَقُّ مِن رَّبِّكَ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

(2:149) Et où que tu ailles, (2) tourne (Ô mohammed) ton visage en direction de la mosquée sacrée! C’est certes la vérité de la part de ton Seigneur, et Dieu n’est pas inconscient de ce que vous faites.

وَمِنْ حَيْثُ خَرَجْتَ فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَحَيْثُ مَا كُنتُمْ فَوَلُّوا

وُجُوهَكُمْ شَطْرَهُ لِئَلَّا يَكُونَ لِلنَّاسِ عَلَيْكُمْ حُجَّةٌ إِلَّا الَّذِينَ ظَلَمُوا مِنْهُمْ فَلَا

تَخْشَوْهُمْ وَاخْشَوْنِي وَلِأُتِمَّ نِعْمَتِي عَلَيْكُمْ وَلَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ

(2:150) Et où que tu ailles, (3) tourne (Ô mohammed) ton visage en direction de la mosquée sacrée ! Et ou que vous soyez, tournez vos visages en sa direction! Afin que les gens n’aient point de prétexte envers toi, à l’exception de ceux parmi eux qui sont injustes. Alors ne les craignez pas; Craignez-moi ! Afin que je parachève ma faveur à votre égard, et afin que vous soyez guidés.
- Le Coran indique que nous devons tourner nos visages en direction de la mosquée sacrée (de la Mecque, voir 48:24-25) pendant la prière. On peut légitimement se demander à la lecture de ces trois versets très rapprochés ou continus pourquoi le commandement à l’impératif à la deuxième personne du singulier « tourne (Ô Mohammed) ton visage en direction de la mosquée sacrée ! » ( فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ ) apparaît trois fois dans l’ensemble du Coran. Cela signifie à mon sens que Mohammed a reçu directement l’ordre de tourner son visage trois fois par jour vers la Mecque, ce qui confirme implicitement trois prières journalières obligatoires. Nous en verrons bien plus à ce sujet plus loin.
- Tel qu’indiqué en 2:144, les vrais experts de la Bible parmi les juifs et les chrétiens savent pertinemment (même si la plupart d’entre eux le dénient) que La Mecque (anciennement Becca) était la Qiblah pour faire la prière rituelle, ainsi que le lieu de pèlerinage (Hajj) du peuple d’Israël (Psaume 84:5-6, Esaïe 60, Coran 3:96, 48:24).
Remarque: Lorsque nous tournons nos visages vers la mosquée sacrée pour la prière rituelle, il ne devrait jamais y avoir le moindre doute quant à la direction à suivre: C’est la distance la plus courte, comme si vous preniez un avion et suiviez une ligne parfaitement droite (compte tenu de la rotondité de la terre bien sûr). Un moyen très simple de déterminer la direction à suivre au degré près, est Google Earth: Vous pouvez pointer directement sur votre maison et tracer une ligne droite dont l’extrémité est située au centre de la Kaaba, tout en tenant compte de la rotondité de la terre. C’est à quel point Google Earth est précis. Il suffit ensuite de zoomer sur votre maison et de prendre un repère visuel situé à proximité et dans le champ de la ligne tracée en direction de la Mecque et vous aurez déterminé une Qiblah parfaite. La plupart des gens qui habitent loin de l’Arabie (oui, c’est le vrai nom du pays où se trouve la Mecque) seront surpris de voir qu’ils ne suivent pas la bonne direction. Il y a bien sûr également plusieurs applications que l’on peut installer sur son téléphone portable et qui définissent cette direction avec plus ou moins de précision (la direction diffère parfois légèrement selon les applications) grâce à une boussole virtuelle.
- Dieu a également ordonné au peuple de Moïse de transformer leurs maisons en Qiblahs (sanctuaires où l’on fait la prière rituelle orientés vers la mosquée sacrée) et c’est certainement la raison pour laquelle les musulmans enlèvent leurs chaussures à la maison aujourd’hui:

وَأَوْحَيْنَا إِلَىٰ مُوسَىٰ وَأَخِيهِ أَن تَبَوَّآ لِقَوْمِكُمَا بِمِصْرَ بُيُوتًا

وَاجْعَلُوا بُيُوتَكُمْ قِبْلَةً وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَبَشِّرِ الْمُؤْمِنِينَ

(10:87) Et nous avons inspiré Moïse et son frère (Aaron): « Etablissez (forme plurielle duelle) votre peuple en Egypte dans des maisons, et faites de vos maisons des Qiblahs (sanctuaires où l’on s’oriente vers la Maison Sacrée de la Mecque pour prier) et faites la prière rituelle (salât) »; et annonce (Ô Mohammed, deuxième personne du singulier) la bonne nouvelle aux croyants.
- Notez le changement à la deuxième personne du singulier qui indique que Mohammed reçoit l’ordre de transmettre ce commandement (de transformer sa maison en sanctuaire où l’on prie en direction de la Mecque) aux croyants (nous les musulmans) pour que nous fassions de même. C’est pourquoi un foyer musulman doit être l’équivalent d’un sanctuaire où se pratique la salât.
- Moïse et son peuple priaient déjà en direction de la maison sacrée de Becca bâtie par Abraham et Ismaël (aujourd’hui La Mecque). Le mot « Qiblah » veut dire « direction » et implique l’orientation vers la mosquée Sacrée construite par Abraham, que Moïse a visité pour faire le Hajj (28:27).
Remarque: Jethro (d’après la Bible) était le beau père de Moïse et lui a enseigné les rituels de l’Islam, dont Moïse avait au préalable déjà entendu parler en Egypte. Moïse a donc vécu dans un foyer musulman qui suivait la religion d’Abraham (Hajj inclus) pendant une dizaine d’années.
7. Chaque fois que nous lisons (ou récitons) le Coran, nous devons chercher refuge auprès de Dieu contre satan le réprouvé:

فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ

(16:98) Quand vous lisez/récitez le Coran, vous devez chercher refuge auprès de Dieu contre satan le reprouvé.
- Quand nous nous tenons debout pour commencer la prière et que nous nous apprêtons donc à réciter le Coran, les croyants répondent au commandement ci-dessus de la façon suivante:
« Je cherche refuge auprès de Dieu contre satan le réprouvé » (اعوذ بالله من الشيطن الرجيم).

8. Quel ton doit-on utiliser pendant la prière?

قُلِ ادْعُوا اللَّهَ أَوِ ادْعُوا الرَّحْمَٰنَ أَيًّا مَّا تَدْعُوا فَلَهُ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَىٰ

وَلَا تَجْهَرْ بِصَلَاتِكَ وَلَا تُخَافِتْ بِهَا وَابْتَغِ بَيْنَ ذَٰلِكَ سَبِيلًا

(17:110) Dit: « invoquez Dieu, ou invoquez-le Tout Clément; quelque soit (l’attribut) par lequel vous l’invoquez, c’est à Lui qu’appartiennent les plus beaux noms. » Et n’élève pas ta voix lors de ta prière rituelle (salât) ni ne la récite en silence: Trouve un chemin entre les deux.
- Les hadiths et la sounna nous enseignent de réciter la prière tantôt à voix haute (la nuit), tantôt silencieusement (le jour): C’est en pleine contradiction avec le livre de Dieu pleinement détaillé.
Les croyants qui suivent l’imam lors d’une prière rituelle en groupe doivent-ils rester silencieux ou réciter à mi-voix ?

وَإِذَا لَمْ تَأْتِهِم بِآيَةٍ قَالُوا لَوْلَا اجْتَبَيْتَهَا قُلْ إِنَّمَا أَتَّبِعُ مَا يُوحَىٰ

إِلَيَّ مِن رَّبِّي هَٰذَا بَصَائِرُ مِن رَّبِّكُمْ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ

(7:203) Et lorsque tu ne leur amène point de verset (par exemple qui répond à leurs questions), ils s’exclament: « Pourquoi n’en as- tu pas inventé un ?! ». Proclame (Ô Mohammed): Je suis exclusivement (إِنَّمَا) ce qui m’est révélé par mon seigneur ! Ceci (cette proclamation solennelle) est un éclaircissement de la part de votre Seigneur (votre = tous les musulmans), une voie de rectitude, et une miséricorde pour les gens qui ont la foi.

وَإِذَا قُرِئَ الْقُرْآنُ فَاسْتَمِعُوا لَهُ وَأَنصِتُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ

(7:204) Et lorsque le Coran est récité (par un imam pendant la prière rituelle ou n’importe quelle récitation coranique en général), écoutez le et gardez le silence, afin que vous puissiez bénéficier de la miséricorde.

وَاذْكُر رَّبَّكَ فِي نَفْسِكَ تَضَرُّعًا وَخِيفَةً وَدُونَ الْجَهْرِ

مِنَ الْقَوْلِ بِالْغُدُوِّ وَالْآصَالِ وَلَا تَكُن مِّنَ الْغَافِلِينَ

(7:205) Et invoque Dieu du fond de ton âme avec humilité et crainte révérencieuse, et sans qu’aucun mot ne soit audible, à compter du matin (غُدُوّ signifie « matinées » et la racine du mot signifie « commencer le matin ») ainsi que pendant la soirée (الْآصَالِ = période qui commence juste avant le coucher du soleil et s’étend toute la nuit), et ne soyez parmi ceux qui sont inattentifs (à la récitation du Coran).
- Toute personne qui « écoute » le Coran ne peut être celui qui le récite (certaines personnes ont cherché à manipuler le sens de ces versets pour prétendre qu’on récite la prière en silence pendant la journée et à mi-voix le soir). Que l’on suive l’imam qui récite le Coran pendant la salât ou la récitation du Coran en général, nous devons observer un silence complet, écouter attentivement, invoquer notre Seigneur du fond de notre âme, et ne pas être du nombre de ceux qui sont inattentifs.
- Ceci signifie que si vous entendez quiconque dire quoi que ce soit à haute voix autre que ce que récite l’imam pendant la salât, il ne s’agit pas du rituel coranique. On ne doit à mon sens pas dire « Amîn » (امين = « digne de confiance », « quiétude », « sécurité », et non pas « ainsi soit-il », si l’on se réfère au Coran) après la récitation de la sourate 1 par l’imam (tel que pratiqué par certains sunnites) car ce serait parler à voix haute en suivant l’imam, et contredirait donc les versets ci-dessus; le mot « Amîn » fait partie du Coran, mais n’est jamais mentionné en relation avec la prière rituelle, et seulement avec (1) les messagers (Mohammed, Moïse, et autres messagers 7:68, 12:54, 26:107,...), (2) Gabriel, l’esprit Fidèle (26:193), un djinn (27:39), un endroit sûr (le paradis, 44:51), la cité de paix et de tranquillité (la Mecque, 95:3). « Amîn » n’est pas l’un des attributs de Dieu dans le Coran, et ne veut jamais dire l’équivalent de « ainsi soit-il » comme dans la chrétienté. Rien dans le Coran n’indique que « amîn » doive être récité après la sourate 1, bien au contraire Dieu décrète le silence absolu en écoutant l’imam.
- De même, réciter après l’imam “Rabbana wa laka lhamd” après la position courbée rompt le silence décrété par le Coran. Cela ne fait pas non plus partie de la salât.
- 7:203 est l’un des versets qui prouve qu’il est interdit de suivre quoi que ce soit qui n’est pas révélé par Dieu (le Coran). Les seuls hadiths du prophète que nous sommes autorisés à suivre sont les paroles du prophète choisies par Dieu et mentionnées directement dans le Coran comme en 7:203. Quiconque prétend vraiment suivre l’exemple du prophète doit faire sienne la proclamation de Mohammad:

قُلْ إِنَّمَا أَتَّبِعُ مَا يُوحَىٰ إِلَيَّ مِن رَّبِّي

(7:203) « Je suis exclusivement ce qui m’est révélé par mon seigneur ! »
- Il ne s’agit pas d’un hadith vain tel que ceux mis par écrit pour la première fois plus de deux siècles après la mort du prophète (tel que Bukhari par exemple), mais de la vérité divine consignée par écrit du vivant même du prophète dans le saint Coran.

9. Où trouve-t-on le nombre de prières journalières dans le Coran ?

Le Coran est pleinement détaillé et ne laisse point de place au doute et à la spéculation : Seules trois prières obligatoires, et une prière surérogatoire la nuit, sont mentionnées dans le Coran :
1. La prière de l’aube (salât al fajr, 24:58).

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لِيَسْتَأْذِنكُمُ الَّذِينَ مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ وَالَّذِينَ لَمْ يَبْلُغُوا الْحُلُمَ

مِنكُمْ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ مِّن قَبْلِ صَلَاةِ الْفَجْرِ وَحِينَ تَضَعُونَ ثِيَابَكُم مِّنَ الظَّهِيرَةِ

وَمِن بَعْدِ صَلَاةِ الْعِشَاءِ ثَلَاثُ عَوْرَاتٍ لَّكُمْ لَيْسَ عَلَيْكُمْ وَلَا عَلَيْهِمْ جُنَاحٌ

بَعْدَهُنَّ طَوَّافُونَ عَلَيْكُم بَعْضُكُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ كَذَٰلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ لَكُمُ الْآيَاتِ وَاللَّهُ

عَلِيمٌ حَكِيمٌ

(24:58) Ô vous qui croyez, ceux que votre main droite possède ainsi que ceux parmi vous qui n’ont pas atteint la puberté doivent vous demander (la permission) à trois moments (de la journée): Avant la prière de l’aube (صَلَاةِ الْفَجْرِ = salât al fajr), quand vous mettez de coté vos vêtements à partir de la mi-journée [pour faire une sieste],...
2. La prière médiane (salât al wousta, 2:238)

حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَىٰ وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ

(2:238) Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat), et [en particulier] la prière médiane (الصَّلَاةِ الْوُسْطَىٰ = salât al wousta) ; et tenez-vous debout devant Dieu (pendant la salât) avec humilité.
La prière médiane, ou prière du milieu, est celle qui démarre quand le soleil atteint le zenith à la mi-journée, et située à mi-chemin entre le lever et coucher du soleil.
3. La prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ishâ’, 24:58).

وَمِن بَعْدِ صَلَاةِ الْعِشَاءِ

(24:58) ... et après la prière de la tombée de la nuit (صَلَاةِ الْعِشَاءِ = salât al ‘ishâ’)...
Remarque : L’islam sunnite et chiite sont criblés d’erreurs et de contradictions, l’une des plus plus stupéfiantes étant que l’islam traditionnel corrompu prétende que la salât al ‘ishâ’ est celle de la nuit (noire), alors que d’après le coran il est tout à fait evident que c’est celle du coucher du soleil car « al ‘ishâ’ » signifie « nuit tombante » (voir 12:16, 3:41, 6:52, 18:28, etc ... et la définition dans les dictionnaires coraniques de la racine « و ش ع » et de ses dérivés) Nous y reviendrons plus en détail plus tard.
4. La prière surérogatoire (nafilah) de la nuit.

وَاذْكُرِ اسْمَ رَبِّكَ بُكْرَةً وَأَصِيلًا

(76:25) Et invoque le nom de ton Seigneur au point du jour (بُكْرَةً = boukratan) et à son déclin (أَصِيلًا = assilan).

وَمِنَ اللَّيْلِ فَاسْجُدْ لَهُ وَسَبِّحْهُ لَيْلًا طَوِيلًا

(76:26) Et prosterne-toi devant Lui pendant la nuit; et glorifie Le pendant [toute] l’étendue de la nuit.

76:25 fait bien sûr allusion aux prières de l’aube et du coucher du soleil, tandis que 76:26 mentionne le fait de se prosterner lors de la prière de la nuit. La prière de la nuit, et le fait qu’elle soit surérogatoire, est notamment detaillée en 17:79, et sera expliquée plus loin.
L’analyse détaillée des périodes de prière confirmera qu’il n’y a aucune autre prière rituelle.
Remarque : Le commandement coranique à la deuxième personne de l’impératif « Observe la prière rituelle ! » (اقم الصلوة = aqimi ssalâta) apparait cinq fois dans le Coran (11:114, 17:78, 20:14, 29:45, 31:17). Il ne s’applique au prophète Mohammed que trois fois, puisque 20:14 s’adresse à Moise, et 31:17 au fils de Luqman. Ainsi Mohammed a personnellement reçu l’ordre (à la forme impérative) d’observer la prière rituelle exactement trois fois dans le Coran.
Les signes peuvent être trompeurs, car le pluriel « salawat » (le pluriel de salât) apparait cinq fois dans le Coran en 2:157, 2:238, 9:99, 22:40 et 23:9. En réalité, il y a une méthode précise pour compter les mots dans le Coran, car seules les formes simples sont prises en compte (par exemple, la forme simple du mot « jour » apparait 365 fois, car elle a été codée par Dieu pour symboliser une année solaire). La forme simple salawat (صلوت) apparait donc en fait 4 fois (il se trouve que ce nombre correspond aux trois prières obligatoires + 1 surérogatoire décrites dans le Coran), car un pronom possessif est attaché à « salawat » en 23:9, ce qui l’exclut du compte. De plus, la forme simple du pluriel salawat ne désigne « la prière rituelle » proprement dite qu’une seule fois en 2:238 (les autres mots « salawat » ont un sens different dans les autres versets, sauf en 23:9 ou un pronom possessif est rattaché à salawat):

حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَىٰ وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ

(2:238) Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat), et [en particulier] la prière médiane (salât al wousta). Et tenez-vous debout devant Dieu [pendant la salât] avec humilité.
Le verset ci-dessus est en phase avec le fait que seuls trois noms de prières soit mentionnés dans le Coran, la prière médiane revêtant une importance particulière. Nous Noterons de plus que le pluriel « salawat » en 2:238 disqualifie de facto la thèse de deux prières journalières avancée par certains coranistes, car sinon un pluriel duel aurait été utilisé.

10. Quelle sourate et combien de rak’ahs récite-t-on dans la salât »

وَلَقَدْ آتَيْنَاكَ سَبْعًا مِّنَ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنَ الْعَظِيمَ

(15:87) Nous t’avons donné [Ô Muhammad] les sept [versets de la sourate 1, récités] en séries de deux, et le Coran (lit.: la récitation) sublime.
« Les sept [versets de la sourate 1, récités] en séries de deux » (sab’an min almathânî = سَبْعًا مِّنَ الْمَثَانِي ) ont toujours été connus historiquement en Islam comme un nom ou un attribut de la sourate 1, car elle est systématiquement récitée en séries de deux dans la salât, c'est-à-dire 1 fois par rak’ah, deux rak’ahs formant une entité bien définie car ils se terminent avec la récitation de la Chahadah à la fin du deuxième rak’ah.
- « Sab’ân » (سبعا) signifie « les sept », et sous entend « sept versets » (ءايت سبع = sab’a ‘ayatin) : En effet, le mot « ‘ayât » (ءايت = verset) est élidé (sous-entendu) dans la structure génitive « sab’an min almathâni » car sab’an (سبعا = sept) comporte un alif à la fin, et serait simplement écrit « سبع » (sans alif) si le mot « ‘ayât » n’avait pas été élidé.
- Min almathânî (من المثانى) signifie « en séries de deux ».
« Almathânî » est le pluriel de « mathnâ » (مثنى = « par deux », tel qu’expliquée par exemple dans le Dictionnaire du Saint Coran, par Omar (Dictionnaire arabe-anglais).
Ainsi, le pluriel almathâni signifie « en séries de deux », c'est-à-dire au moins trois séries de deux sourates 1 par jour, puisqu’il s’agit d’un pluriel classique (et non d’un pluriel duel, qui aurait signifié seulement deux séries).
Le fameux dictionnaire classique arabe/anglais d’Edward William Lane donne l’exemple suivant au sujet de l’usage de « mathnâ » (singulier d’« almathânî ») dans l’Islam traditionnel sunnite :
صلوة اليل مثنى مثنى = « La prière de la nuit est deux rak’ahs et deux rak’ahs » (salatou llayli mathna mathna). Une traduction littérale serait « La prière de la nuit est [récitée] par deux [sourates 1] et par deux [sourates 1]. »
Le plus important est bien sûr l’usage de « mathnâ » (مثنى) dans le Saint Coran, et il signifie systématiquement « deux » (4:3: « deux » femmes; 35:1: « deux » ailes) ou « paire » (34:46 : « paire » d’individus).
Ceci confirme que si l’on applique « mathnâ » (مثنى = « deux », ou « paire ») à la récitation de la sourate 1, cela implique deux récitations d’Al Fatihah. « Sab’an min almathâni” signifie donc “les sept [versets de la sourate 1 récités] en séries de deux [lors de la salât].

Al mathani islamcoranique lblLe Dictionnaire d’Edward Lane dit au sujet de « almathâni » (image de gauche) :
« Almathâni, dans le contexte du Coran est le pluriel de mathnân ... ou signifie également [le premier chapitre appelé] Al Fatihah ... car elle est répétée, ou récitée deux fois, dans chaque [phase de prière, communément appelée] rak’ah, ... ». Comme nous l’avons vu, le pluriel « almathâni » implique par définition au minimum trois récitations de « paires de sourate 1 ». Puisqu’il y a trois noms de prières rituelles obligatoires mentionnés dans le Coran, cela signifie tout simplement que la sourate 1 est répétée deux fois dans chaque prière :
1. La prière de l’aube (salât al fajr) = 2 x sourate 1.
2. La prière du milieu (salât al wousta) = 2 x sourate 1.
3. La prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ishâ’) = 2 x sourate 1.


Certaines personnes pourront objecter que rien ne semble mentionner que 15:87 réfère directement à la sourate 1 et à la salât. Nous allons voir que (A) cela reviendrait en fait à dénier le sens de l’ensemble du verset 15:87, que nous allons continuer à étudier ci-après, de même que (B) les preuves circonstancielles de la salât dans l’Islam traditionnel et surtout de l’Islam shiite, qui témoigne de façon flagrante d’une pratique originelle de trois prières rituelles journalières obligatoires comportant chacune deux rak’ahs.
A Preuves coraniques

وَلَقَدْ آتَيْنَاكَ سَبْعًا مِّنَ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنَ الْعَظِيمَ

(15:87) Nous t’avons donné [Ô Muhammad] les sept en séries de deux, et le Coran (la récitation) sublime.
Dieu dit qu’Il a donné à notre saint prophète le Coran (« la récitation »), et met l’emphase sur une subdivision du Coran qu’Il appelle littéralement « les sept en séries de deux ». Cela signifie dans le contexte du verset, puisque le Coran veut dire « récitation », « les sept (récités) en séries de deux ». Puisque l’expression mentionne un nombre spécifique (sept) au sujet de cette subdivision du Coran, il n’y a pas de mystère : Il s’agit soit de sept versets, soit de sept sourates. Nous avons vu plus tôt que le mot « verset » (ءايت) est élidé (sous entendu) dans l’expression « les sept en séries de deux », ce qui se traduit par la présence d’un « alif » (ا) à la fin du mot « sept » (سبعا).
Si vous n’êtes pas convaincu de la signification de « sab’an min almathâni », Posez la question suivante à n’importe quel musulman pratiquant de par le monde : « Qu’est ce qui, en Islam, réfère à 7 versets ou sourates récités en séries de deux ? ». Bien que la sourate 107 comporte également sept versets, je vous garantie que virtuellement 100% des personnes interrogées désigneront la sourate 1 et le fait qu’elle soit récitée en séries de deux dans la salât. Dieu n’a même pas besoin de dire que l’expression désigne la sourate 1 et la prière : Les gens savent naturellement de quoi il s’agit, car Dieu dit en 2:239 que c’est Lui-même qui enseigne la salât, et Il en a préservé la structure de base pour que les gens puisse l’identifier et la comprendre par la simple lecture du Coran. La clef est de saisir la signification littérale de 15:87 et que « les sept » sont récités en « séries de deux », et n’importe quel musulman sincère saura automatiquement de quoi il s’agit. Ce simple procédé d’élimination nous a donc permis de comprendre que seule la sourate 1 et sa récitation en séries de deux dans la salât répond à la description donnée en 15:87. De plus, une lecture attentive de la fin de la sourate 15 (versets 15:87-99) confirme qu’il est bien question de la salât, puisque Dieu dit ordonne à Muhammad d’être du nombre de « ceux qui se prosternent » (السجدين) en 15:98:
فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَكُن مِّنَ السَّاجِدِينَ

(15:98) Alors glorifie avec louange[s] ton Seigneur et soit du nombre de ceux qui se prosternent [c'est-à-dire, dans la salât].

وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّىٰ يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ

(15:99) Et adore ton Seigneur [dans la salât] jusqu'à ce que la certitude te parvienne.
B Preuves circonstancielles
B.1 La prière du vendredi
La prière la plus difficile à corrompre est celle du vendredi car le Coran ordonne aux musulmans de la pratiquer en communauté (62:9). Les adeptes des hadiths n’ont pu altérer le fait qu’elle ne comporte que deux rak’ahs, ni le fait qu’elle soit récitée à haute voix en pleine journée tel que le prescrit le Coran (les hadiths ont également déformé la pratique de la salât par une récitation silencieuse de la Fatihah le midi et l’après midi, ce qui est totalement ridicule car personne ne peut entendre, donc comprendre, ce que récite l’imam dans une prière en groupe).
Précisons ici que le format des cinq prières journalières de l’Islam traditionnel contredit 15:87 car elles comportent 2/4/4/3 et 4 rak’ahs respectivement (aube, midi, après midi, couchant, nuit) :
La prière sunnite du coucher du soleil comporte 2 rak’ahs + 1 rak’ah : Le troisième rak’ah transgresse de façon flagrante la règle de la récitation « en séries de deux ».
C’est à mon sens l’une des raisons pour laquelle il est très rare de rencontrer une seule traduction du Coran qui traduit « sab’an min almathânî » de façon vraiment littérale, car ce serait admettre que le sens réel du verset contredit la pratique sunnite, et ils traduisent généralement par les « sept [versets] souvent répétés » car cela ne met pas en danger leur croyances.
B.2 La prière shiite
La prière rituelle shiite, bien qu’influencée par la dérive sunnite quant à la pratique de cinq prières, est très intéressante. Ils ne prient que trois fois par jour (car ils groupent leurs cinq prières à trois moments de la journée), ce qui témoigne du fait qu’à l’origine ils ne faisaient que trois prières obligatoires, tel que prescrit dans le Coran et la Bible. De plus, ils ne récitent jamais la sourate Al Fatihah plus de deux fois par prière, quelque soit le nombre de rak’ahs ! En d’autres termes, ils ne récitent la sourate 1 que deux fois par prière (lors des deux premiers rak’ahs), quelle que soit la prière, même lorsque celle-ci comporte un troisième ou quatrième rak’ah ! Leur salât, de même que la prière du vendredi, est tout simplement en phase avec le commandement divin en 15:87 de ne réciter la sourate 1 qu’en séries de deux, c'est-à-dire jamais plus d’une paire (deux fois) par prière.
Remarque : Il est aussi très intéressant que les sunnites, même s’ils récitent la sourate 1 plus que deux fois quand une prière comporte trois ou quatre rak’ahs, la récite toujours à voix basse dans les troisième et quatrième rak’ahs quelle que soit le moment de la journée, ce qui est également un signe que la prière ne comportait à l’origine que deux récitations de la sourate 1.
B.3 Hadith Bukhari (Sahih), Volume 001, Book 008, Number 346.
Bien que les hadiths aient profondément défiguré la pratique de l’Islam, certains hadiths témoignent d’importantes vérités historiques, comme le hadith suivant rapporté par Aïcha :
Hadith Bukhari (Sahih), Volume 001, Book 008, numéro 346 :
La mère des croyants : « Allah a ordonné la prière. Quand il l’a ordonnée, elle ne comportait que deux rak’ahs [pour chaque prière], qu’on soit à la maison ou en voyage. Plus tard, les prières pratiquées en voyage sont restées les mêmes, mais les prières pour les sédentaires ont été augmentées. »
Ce hadith illustre la relation entre la sourate 1 et 15:87, ainsi que du fait que l’incidence de 15:87 sur la récitation d’Al Fatihah en séries de deux dans la salât était une chose bien connue dans l’histoire ancienne de l’Islam.
Il est intéressant que le hadith ci-dessus indique que Dieu a ordonné deux rak’ahs, mais reste vague quant à qui a changé la pratique initiale. Si Dieu avait ensuite augmenté le nombre de rak’ahs, cela aurait été directement mentionné dans le livre de Dieu, car Il avait interdit à Mohammed de suivre autre chose que le Coran :

وَإِذَا لَمْ تَأْتِهِم بِآيَةٍ قَالُوا لَوْلَا اجْتَبَيْتَهَا قُلْ إِنَّمَا أَتَّبِعُ مَا يُوحَىٰ

إِلَيَّ مِن رَّبِّي هَٰذَا بَصَائِرُ مِن رَّبِّكُمْ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ

(7:203) Et à chaque fois que tu ne leur amènes pas un [nouveau] verset, Ils disent : « Pourquoi n’en as-tu pas inventé ? » Proclame : « Je suis exclusivement (انما = particule de restriction) ce qui m’a été révélé de la part de mon Seigneur ! » C’est un éclaircissement de la part de votre Seigneur, une bonne voie et une miséricorde pour les gens doués de foi.
Si Mohammed avait eu l’audace d’enseigner quoi que ce soit qui n’ait pas été révélé dans le Coran, il aurait été mis a mort sur le champ :
(69:40) En vérité, voici la parole d’un honorable messager ; (69:41) Et non point la parole d’un poète ; mais il rare que vous croyiez ! (69:42) Et non la parole d’un devin, mais rarement réfléchissez-vous ! (69:43) C’est une révélation du Seigneur des mondes ! (69:44) Et s’il Nous avait attribué de faux propos, (69:45) Nous l’aurions saisi par la main droite, (69:46) Et lui aurions ensuite tranché l’aorte.
Le Coran est pleinement détaillé (6:114, 7:52, 10:37), et 15:87 décrit les phases de prières indexées sur la récitation de deux sourate 1 de façon extraordinairement simple et concise.
Si le rythme de récitation de la sourate 1 était de 2 x 2 sourate 1 (4 rak’ahs) pour certaines prières (comme dans l’Islam sunnite), au lieu de simplement deux sourates 1, l’explication minimale procurée en 15:87 ne suffirait pas, et le verset aurait du être formulé de façon plus détaillée pour comprendre le détail des rak’ahs au cours de la journée. Le Coran est simple et explicite, et n’a pas indiqué plus de deux sourates 1 par prière parce qu’il n’y en a que deux, et parce que toutes les prières sont identiques quant à leur format.
La sourate 1 récitée en une seule série de deux dans chaque prière procure ainsi la colonne vertébrale de la salât.
Remarque : Nous pouvons dire en conclusion de cette section cruciale que 15:87 révèle l’imposture de ceux qui prétendent que le Coran n’est pas détaillé et ne procure pas le nombre de rak’ahs dans la prière, de même que le fait qu’elle soit indexée sur la récitation de la sourate 1.

11. Peut-on réciter d’autres versets que la sourate 1 dans la salât ?

اتْلُ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِنَ الْكِتَابِ وَأَقِمِ الصَّلَاةَ إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَىٰ عَنِ

الْفَحْشَاءِ وَالْمُنكَرِ وَلَذِكْرُ اللَّهِ أَكْبَرُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مَا تَصْنَعُونَ

(29:45) Récite ce qui t’a été révélé du livre, et fais la prière rituelle, certes la prière rituelle protège de l’immoralité et du mal, (mais) le rappel (zikr) de Dieu est [ce qu’il y a de] plus grand. Et Dieu est conscient de tout ce que vous faites.
N’importe quels versets ou sourates peuvent être récités après la sourate 1, mais seule la sourate 1 est obligatoire.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْرَبُوا الصَّلَاةَ وَأَنتُمْ سُكَارَىٰ حَتَّىٰ تَعْلَمُوا مَا تَقُولُونَ

(4:43) O vous qui croyez, ne faites pas la prière rituelle (salât) si vous êtes intoxiqués jusqu'à tant que vous sachiez ce que vous dîtes,...
En dehors du fait d’interdire la prière aux personnes sous l’influence de substances illicites, le verset ci-dessus montre qu’il est capital de comprendre le message du Coran pendant la prière, et nul ne doit être pénalisé pour ne pas parler ou lire l’arabe. Si une personne ne comprend pas suffisamment bien l’arabe, c’est une très bonne chose de lire une bonne traduction du Coran dans sa salât, si possible dans sa langue natale, après la récitation de la Fatihah. La prière est un rappel (zikr) pour le croyant ; lire et surtout comprendre le Coran au moins trois fois par jour dans sa prière a un impact extraordinaire dans la vie de tout croyant, et protège notamment de l’immoralité et du mal comme souligné en 29:45. C’est une insulte à l’intelligence que de se contenter de lire en arabe sans rien comprendre (contrairement à ce que prétendent certains hadiths), comme le font des centaines de millions de musulmans dans le monde qui récitent en arabe sans souvent même comprendre le sens d’Al Fatihah. C’est donc une très bonne idée pour un imam, notamment lors de la prière du vendredi, d’annoncer à l’avance les versets ou sourates qu’il va lire, pour que les personnes qui parlent une langue différente puissent se munir d’un Coran et lire les mêmes passages pendant la prière rituelle et profiter pleinement du message coranique.

12. Où trouve-t-on les horaires des prières rituelles journalières dans le Coran ?

- Nous allons introduire la question des horaires de prière avec une notion capitale dans le Coran intimement liée à la salât, qui est celle des périodes de temps coraniques (plages horaires) qui définissent le cycle de la journée musulmane:

12.1 Les cinq périodes de temps coraniques qui définissent 24 heures:

1. Période de l’aube (apparition de l’aube jusqu’avant le lever du soleil):
وَٱلۡفَجۡرِ
(89:1) Par l’aube !
2. Période du matin (lever du soleil jusqu’avant midi):
وَٱلضُّحَىٰ
(93:1) Par la matinée !
3. Période à partir du soleil à son Zénith (et qui se termine au coucher du soleil)
وَلَهُ ٱلۡحَمۡدُ فِى ٱلسَّمَـٰوَٲتِ وَٱلۡأَرۡضِ وَعَشِيًّ۬ا وَحِينَ تُظۡهِرُونَ
(30:18) Et c’est à Lui (qu’appartient) la louange dans les cieux et sur la terre, quand (vient) la tombée de la nuit, et lorsque vous atteignez la mi-journée (soleil à son zénith = Zohr = midi). (voir aussi le commentaire de 24:58).
4. Période entre la disparition visuelle du soleil et le crépuscule:
وَٱلَّيۡلِ إِذَا يَغۡشَىٰ
(92:1) Par la nuit (layl) lorsqu’elle est en train de s’étendre (يَغۡشَىٰ = imparfait: action en cours, il y a toujours de la lumière dans le ciel).

5. La nuit noire:

وَٱلَّيۡلِ إِذَا سَجَىٰ
(93:2) Et la nuit (layl) lorsque s’est obscurcie (سَجَىٰ = passé révolu: Nuit noire et stable).
Remarque: 92:1 montre que le concept de « nuit » commence très précisément au coucher du soleil dans le Coran et non pas par exemple lorsque la nuit est obscure ; 93:2 établit une distinction très nette en définissant la période de nuit noire. Dans chacun des deux versets, il est question de la « nuit » (layl) sans plus de précision: Ce qui fait la différence entre (1) la période à partir de la disparition du soleil jusqu'à la fin crépuscule et (2) la nuit noire, est le contexte des versets du Coran. Par exemple en 2:187 Dieu nous dit: « Observez le jeûne (pendant le mois de ramadan) jusqu'à la nuit (layl) »: Il s’agit de la tombée de la nuit et non pas la nuit noire. Sinon imaginez comment les gens pourraient faire le jeûne dans les pays nordiques quand il n’y a pas de nuit noire pendant parfois plusieurs mois! Dieu a fait de l’Islam une religion universelle, de bon sens, et facile à pratiquer. Rien ne sert de s’infliger un jeûne jusqu'à la nuit noire, ou plus tard que le coucher du soleil, comme j’ai déjà vu certaines personnes le faire, car le Coran définit « la nuit » à partir de la disparition visuelle du soleil, c'est-à-dire « lorsque la nuit est en train de s’étendre » (92:1).

12.2 La prière rituelle a été prescrite à des horaires spécifiques

فَإِذَا قَضَيْتُمُ الصَّلَاةَ فَاذْكُرُوا اللَّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَىٰ جُنُوبِكُمْ فَإِذَا

اطْمَأْنَنتُمْ فَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ إِنَّ الصَّلَاةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَّوْقُوتًا

(4:103) Et quand vous avez terminé la prière rituelle, invoquez Dieu debout, assis, ou allongé sur le flanc, mais si vous êtes en sécurité, alors faites la prière rituelle (comme Dieu vous l’a enseigné), certes la prière rituelle est prescrite aux croyants à des horaires spécifiques.
Nous allons voir que ces périodes spécifiques correspondent seulement aux prières mentionnées dans le Coran, y compris la prière surérogatoire de la nuit.

12.3 La journée musulmane commence à la tombée de la nuit

Le calendrier musulman est basé sur un calendrier lunaire (même si le Coran prend également en compte l’année solaire avec son miracle mathématique: il y a 365 mots « jour » dans le Coran, voir article sur ce website). C’est pourquoi la nouvelle journée musulmane commence au coucher du soleil (dès que le soleil commence à passer la ligne de l’horizon au niveau de la mer).
Ce concept est crucial pour comprendre l’ordre des prières rituelles indiquées dans le Coran, et notamment le verset 2:238 qui mentionne la prière rituelle en général et la prière médiane en particulier. Nous commenterons ce verset plus loin, ce qui nous permettra de le lier au fait que la journée musulmane commence à la tombée de la nuit. Veuillez noter que, par soucis d’être exhaustif, nous citerons ci-après, et pour chaque prière, de nombreux versets ayant trait aux horaires des prières rituelles.

12.4.1 Première prière : Prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ichâ’ = صلوة العشاء)

وَأَقِمِ الصَّلوةَ طَرَفَيِ النَّهَارِ وَزُلَفًا مِّنَ الَّيْلِ إِنَّ

الْحَسَنَتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّاتِ ذَ‌لِكَ ذِكْرَىٰ لِلذَّكِرِينَ

(11:114) Et fait (Ô Mohammed) la prière rituelle (وَأَقِمِ الصَّلوةَ) aux deux extrémités du jour (طَرَفَيِ النَّهَارِ) = pluriel duel = période de l’aube et de la tombée de la nuit), et aux abords de la nuit (زُلَفًا مِّنَ الَّيْلِ), certes les bonnes actions éloignent les péchés. C’est un rappel pour ceux qui commémorent (leur Seigneur).

أَقِمِ ٱلصَّلَوٰةَ لِدُلُوكِ ٱلشَّمۡسِ إِلَىٰ غَسَقِ ٱلَّيۡلِ وَقُرۡءَانَ

ٱلۡفَجۡرِ‌ إِنَّ قُرۡءَانَ ٱلۡفَجۡرِ كَانَ مَشۡہُودً۬ا

(17:78) Pratique (Ô Mohammed) la prière rituelle (أَقِمِ الصَّلَوة) à partir du déclin du soleil (لِدُلُوكِ الشَّمْسِ) jusqu'à la nuit obscure (إِلَىٰ غَسَقِ اللَّيْلِ = fin du crépuscule) et la récitation (lit. « Coran ») à l’aube (au moment de la salât de l’aube), certes des témoins assistent à la récitation (Coran) à l’aube.
La prière du coucher du soleil est l’une des deux prières aux « deux extrémités du jour » et la première prière de la journée musulmane. La pratique de la prière rituelle de la tombée de la nuit se pratique « jusqu’à la nuit obscure » (إِلَىٰ غَسَقِ اللَّيْلِ), c'est-à-dire jusqu’au moment où il y a les dernières nuées de lumière dans le ciel.
L’expression « doulouk al shams » en 17:78 (دُلُوكِ ٱلشَّمۡسِ = le déclin du soleil) est souvent interprétée par les sunnites comme le déclin du soleil au zénith (pour tenter d’inclure la soit disant prière de ‘asr avec celle du midi), mais correspond en réalité au déclin du soleil derrière la ligne de l’horizon à la tombée de la nuit : Il est en effet ici question d’une seule période de temps coranique (« à partir du déclin du soleil jusqu'à la nuit obscure »), tout simplement car l’approche coranique est de ne jamais laisser la moindre place à l’incertitude et à la spéculation (2:2).

فَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ

وَقَبْلَ غُرُوبِهَا وَمِنْ ءآنَائِ الَّيْلِ فَسَبِّحْ وَأَطْرَافَ النَّهَارِ لَعَلَّكَ تَرْضَىٰ

(20:130) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, (1) avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ) et (2) avant sa disparition (وَقَبْلَ غُرُوبِهَا), et (3) à partir des (premières) heures de la nuit (ومن ءانائ اليل), et célèbre (les louanges de ton Seigneur) aux (quatre) extrémités du jour (أَطْرَافَ النَّهَارِ = pluriel = quatre extrémités du jour) pour que tu éprouves de la joie.
La limite entre la prière médiane et du couchant est la « disparition du soleil ». Le fait que l’on célèbre les louanges de Dieu à partir des (premières) heures de la nuit (ومن ءانائ اليل) implique la prière du coucher du soleil, et aussi la prière surérogatoire pendant la nuit mentionnée en 17:79 que nous citerons plus loin. 20:130 est un verset qui fait clairement référence à tous les horaires de prières de la journée : (1) l’Aube, (2) le zénith, (3) la tombée de la nuit, et la prière surérogatoire, que nous allons décrire.
La prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ichâ’ = صلوة العشاء) est mentionnée en toutes lettres en 24:58 :

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ لِيَسۡتَـٔۡذِنكُمُ ٱلَّذِينَ مَلَكَتۡ أَيۡمَـٰنُكُمۡ وَٱلَّذِينَ

لَمۡ يَبۡلُغُواْ ٱلۡحُلُمَ مِنكُمۡ ثَلَـٰثَ مَرَّٲتٍ۬‌ مِّن قَبۡلِ صَلَوٰةِ ٱلۡفَجۡرِ

وَحِينَ تَضَعُونَ ثِيَابَكُم مِّنَ ٱلظَّهِيرَةِ وَمِنۢ بَعۡدِ صَلَوٰةِ ٱلۡعِشَآءِ‌

(24:58) Ô vous qui croyez, ceux que votre main droite possède ainsi que ceux parmi vous qui n’ont pas atteint la puberté doivent vous demander (la permission) à trois moments (de la journée): Avant la prière de l’aube, et quand vous mettez de coté vos vêtements à partir de la mi-journée [période de dhohr (Mi-journée), c’est à dire pour faire une sieste] et après la prière de la tombée de la nuit (صلوة العشاء)...
Al ‘ichâ’ (العشاء) signifie « le commencement de l’obscurité » (voir par exemple le dictionnaire du Saint Coran, par Omar), ce qui est une définition idéale pour la période de la tombée de la nuit puisque car cela suggère que l’obscurité n’y est jamais totale, et que cette prière ne peut plus être observée quand l’obscurité devient complète (17:78 : « à partir du déclin du soleil jusqu'à l’obscurité de la nuit »).
Remarque : L’Islam sunnite a changé la définition de « salât al ‘ichâ’ », et prétend que cela réfère à « la prière de la nuit », c'est-à-dire quand la nuit est obscure. C’est en pleine contradiction avec le message coranique - par exemple le verset 12:16 - où il est bien clair que « ‘icha’ » signifie « tombée de la nuit ». Toutes les traductions, mêmes sunnites (!), sont unanimes à ce sujet. Quelle définition préférez-vous : Celle de l’Islam sunnite corrompu, ou celle définie par le contexte du Coran et de la langue arabe classique ?
وَجَاءُوا أَبَاهُمْ عِشَاءً يَبْكُونَ

(12:16) Et ils vinrent à leur père en pleurant, à la tombée de la nuit (عشاء = Ishâ'an).
Je vous invite à vérifier n’importe quelle traduction ou dictionnaire coranique et vous verrez par vous-mêmes quel est le vrai sens de « ‘ichâ’ ». C’est un exemple typique parmi tant d’autres qui témoigne de la dérive de l’Islam traditionnel (shiite et sunnite), lequel est rarement en phase avec le pur islam coranique. Voir par exemple 12:16, 3:41, 6:52, 18:28, etc..., et la définition dans les dictionnaires coraniques de la racine « و ش ع » et de ses dérivés.

إِذۡ عُرِضَ عَلَيۡهِ بِٱلۡعَشِىِّ ٱلصَّـٰفِنَـٰتُ ٱلۡجِيَادُ

(38:31) Quand il (Salomon) lui fut présenté, à la tombée de la nuit (بِالْعَشِيِّ), des chevaux de race bien dressés,

فَقَالَ إِنِّىٓ أَحۡبَبۡتُ حُبَّ ٱلۡخَيۡرِ عَن ذِكۡرِ رَبِّى حَتَّىٰ تَوَارَتۡ بِٱلۡحِجَابِ

(38:32) Il s’écria alors: « En vérité, j’ai placé l’amour des biens (de ce monde) au-dessus du rappel (Zikr...pendant la salât voir 11:114, 20:14) de mon Seigneur, jusqu'à ce qu’il (le soleil) s’efface derrière le voile (de la nuit). »
Les versets ci-dessus montrent que le roi Salomon avait raté la prière du coucher du soleil (de la tombée de la nuit), la lumiere du soleil s’effaçant finalement totalement derrière le voile de la nuit. Salomon était le fils du roi David et les psaumes montrent que David pratiquait trois prières journalières (psaume 55:18), ce qui était bien sûr le cas de Salomon, et de tous les prophètes (Daniel 6:10).
(Psaume 55:18) Le soir, le matin, et à midi, je pleure dans ma détresse, Et il entendra ma voix.
(Daniel 6:10) Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem; et trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.
On constate de plus en 38:31-32 qu’il n’est pas possible de rattraper une prière manquée, comme beaucoup de personnes le prétendent à tort dans l’Islam traditionnel car ils prennent souvent le rituel de Dieu à la légère.

فَسُبْحَنَ اللَّهِ حِينَ تُمْسُونَ وَحِينَ تُصْبِحُونَ

(30:17) Alors Gloire à Dieu quand vient le soir (lit. « quand vous atteignez » le soir = حِينَ تُمْسُونَ = tombée de la nuit), et quand vient (l’aurore) du matin (lit. « quand vous atteignez » le matin).

فَٱصۡبِرۡ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحۡ بِحَمۡدِ رَبِّكَ قَبۡلَ طُلُوعِ ٱلشَّمۡسِ وَقَبۡلَ ٱلۡغُرُوبِ

(50:39) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, (1) avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ = prière de l’aurore) et (2) avant le coucher du soleil (وَقَبۡلَ ٱلۡغُرُوبِ = prière médiane),

وَمِنَ ٱلَّيۡلِ فَسَبِّحۡهُ وَأَدۡبَـٰرَ ٱلسُّجُودِ

(50:40) (3) Et à partir de la nuit (وَمِنَ ٱلَّيۡلِ = prière de la tombée de la nuit) ; alors glorifie Le (فَسَبِّحۡهُ), ainsi qu'aux dos (pluriel = trois ou plus) de la prosternation (وَأَدۡبَـٰرَ ٱلسُّجُودِ = Lit. « aux dos [pluriel = 3 ou plus] de la prosternation », c’est a dire juste après les prosternations rituelles).
Comme nous l’avons vu plus tôt, et selon le contexte, le mot « layl » (nuit) peut signifier à la fois « tombée de la nuit » et « nuit noire » ; ici « à partir de la nuit » signifie « à partir de la tombée de la nuit » par défaut puisqu’aucune autre précision n’est donnée, et puisque c’est à ce moment précis que commence la nuit. Comme en 20:130, cela implique aussi la possibilité d’une prière surérogatoire après la prière de la tombée de la nuit. 50:39-40 est donc, comme 20:130, un passage qui fait allusion à toutes les prières.
Remarque : Alors glorifie Le (فَسَبِّحۡهُ), ainsi que lorsque la prosternation est terminée (وَأَدۡبَـٰرَ ٱلسُّجُودِ, Lit. « et aux dos de la prosternation ») :
Il est bien évident que le verset parle bien de prières rituelles puisqu’il est question de glorifier Dieu « aux dos de la prosternation » (ٱلسُّجُودِ = nom verbal au singulier, c’est à dire la prosternation rituelle lors de la prière prise dans un sens général) : Nous expliquerons en détail plus loin que le Coran confirme deux prosternations successives dans la salât par rak’ah, ce qui confirme la pratique que nous connaissons dans le monde musulman.

12.4.2 Deuxième prière : La prière “Nafilah” (surérogatoire) de la nuit

وَاذْكُرِ اسْمَ رَبِّكَ بُكْرَةً وَأَصِيلًا

(76:25) Et invoque le nom de ton Seigneur au point du jour (بُكْرَةً = boukratan) et à son déclin (أَصِيلًا = assilan)

وَمِنَ اللَّيْلِ فَاسْجُدْ لَهُ وَسَبِّحْهُ لَيْلًا طَوِيلًا

(76:26) Et prosterne-toi devant Lui pendant la nuit; et glorifie Le pendant l’étendue de la nuit.

Les versets ci-dessous montrent que la prière de la nuit est en fait surérogatoire :

أَقِمِ الصَّلَاةَ لِدُلُوكِ الشَّمْسِ إِلَىٰ غَسَقِ اللَّيْلِ
وَقُرْآنَ الْفَجْرِ إِنَّ قُرْآنَ الْفَجْرِ كَانَ مَشْهُودًا

(17:78) Fais la prière rituelle (Ô Mohammed) lorsque le soleil décline jusqu'à l’obscurité de la nuit (salât al ‘ichâ’), et le Coran à l’aube (salât al fajr). Certes des témoins assistent (à la récitation du) Coran à l’aube.

وَمِنَ اللَّيْلِ فَتَهَجَّدْ بِهِ نَافِلَةً لَّكَ عَسَىٰ أَن يَبْعَثَكَ رَبُّكَ مَقَامًا مَّحْمُودًا

(17:79) Et pendant la nuit réveille-toi en guise de dévotion surérogatoire (nafilatan) en ta faveur (lit. pour toi); Ton Seigneur pourrait bien t’élever en position de prééminence (en ce monde et dans l’au delà).
Remarque : On observe un parrallèle évident entre 76:25-26 et 17:78-79 avec tout d’abord une allusion aux prières de l’aube et de la tombée de la nuit (mentionnées dans un ordre inverse dans les deux passages), puis à celle (surérogatoire au vu de 17:79) de la nuit. L’expression « Et prosterne-toi devant Lui pendant la nuit » en 76:26 indique qu’il est bien question d’une salât, le contexte de 17:78-79 le confirmant (17:78 Fais la prière rituelle (Ô Mohammed) lorsque le soleil décline...17:79 Et pendant la nuit réveille-toi en guise de dévotion surérogatoire...).
La salât nafilah apparaît également en 73:20:

إِنَّ رَبَّكَ يَعْلَمُ أَنَّكَ تَقُومُ أَدْنَىٰ مِن ثُلُثَيِ اللَّيْلِ وَنِصْفَهُ وَثُلُثَهُ وَطَائِفَةٌ مِّنَ الَّذِينَ

مَعَكَ وَاللَّهُ يُقَدِّرُ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ عَلِمَ أَن لَّن تُحْصُوهُ فَتَابَ عَلَيْكُمْ فَاقْرَءُوا مَا تَيَسَّرَ

مِنَ الْقُرْآنِ عَلِمَ أَن سَيَكُونُ مِنكُم مَّرْضَىٰ وَآخَرُونَ يَضْرِبُونَ فِي الْأَرْضِ يَبْتَغُونَ

مِن فَضْلِ اللَّهِ وَآخَرُونَ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَاقْرَءُوا مَا تَيَسَّرَ مِنْهُ وَأَقِيمُوا

الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَأَقْرِضُوا اللَّهَ قَرْضًا حَسَنًا وَمَا تُقَدِّمُوا لِأَنفُسِكُم مِّنْ خَيْرٍ

تَجِدُوهُ عِندَ اللَّهِ هُوَ خَيْرًا وَأَعْظَمَ أَجْرًا وَاسْتَغْفِرُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ

(73:20) Certes ton Seigneur sait que tu restes debout prés de deux tiers de la nuit, sa moitié, ou son tiers, de même qu’une partie de ceux qui sont avec toi; Dieu établit la durée du jour et de la nuit, Il sait que vous ne pouvez en tenir un décompte précis, et Il s’est tourné vers vous. Alors récitez du Coran ce qui est à facilement à (votre) portée. Il sait qu’il y a parmi vous des malades et d’autres qui sont en voyage dans le pays, et recherchent les bienfaits de Dieu, ainsi que d’autres qui luttent dans le chemin de Dieu. Alors récitez en ce qui est facilement à (votre) portée et faites la prière rituelle (وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ ), acquittez-vous de la zakât, et consacrez à Dieu un prêt fondé sur le bien. Et tout bien dont vous gratifiez vos âmes, vous le retrouverez auprès de Dieu; Sa récompense est (tellement) meilleure, (tellement) immense. Et demandez pardon à Dieu, en vérité Dieu est Celui qui pardonne, le Miséricordieux.
Nous avons vu en 17:79 que Dieu nous recommande de nous lever pendant la nuit (après la prière de la tombée de la nuit) et de réciter le Coran en tant que “nafilah” (dévotion surérogatoire) et en 76:26 que les croyants se prosternent pendant la nuit en plus des prières de l’aube et du coucher du soleil. Nous voyons en 73:20 que le prophète faisait à l’origine des récitations coraniques extrêmement longues (du tiers ou de la moitié de la nuit !) et Dieu nous indique que la récitation du coran doit être « ce qui est facilement à (notre) portée ». Nous voyons que la récitation du coran est directement suivie du fait de « faire la prière rituelle » dans le verset, donc elle doit à mon sens se faire dans le cadre de la récitation de deux rak’ahs (15:87) comme pour les autres prières.

12.4.3 Troisième prière: La prière de l’aube: صلوة الفجر

وَأَقِمِ الصَّلوةَ طَرَفَيِ النَّهَارِ وَزُلَفًا مِّنَ الَّيْلِ إِنَّ

الْحَسَنَتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّاتِ ذَ‌لِكَ ذِكْرَىٰ لِلذَّكِرِينَ

(11:114) Et fait (Ô Mohammed) la prière rituelle (وَأَقِمِ الصَّلوةَ) aux deux extrémités du jour (طَرَفَيِ النَّهَارِ = pluriel duel = période de l’aube et de la tombée de la nuit), et aux abords de la nuit (زُلَفًا مِّنَ الَّيْلِ) (précise que les deux périodes de prière en question sont pratiquées quand la nuit n’est pas complète), certes les bonnes actions éloignent les péchés. C’est un rappel pour ceux qui commémorent (leur Seigneur).
Remarque: L’expression « aux abords de la nuit » (زُلَفًا مِّنَ الَّيْلِ) est une expression plurielle (3 entités minimum en arabe), qui sous entend qu’il y a quatre « abords de la nuit » qui délimitent les prières de l’aube et de la tombée de la nuit: (1) Le coucher du soleil et (2) la fin du crépuscule d’une part, (3) l’aube naissante et (4) le lever du soleil d’autre part. « Zulfan » (زُلَفًا) signifie littéralement « aux approches » ou « aux abords » de la nuit et sous entend donc que la nuit n’est pas complète.
أَقِمِ الصَّلَاةَ لِدُلُوكِ الشَّمْسِ إِلَىٰ غَسَقِ اللَّيْلِ وَقُرْآنَ
الْفَجْرِ إِنَّ قُرْآنَ الْفَجْرِ كَانَ مَشْهُودًا
(17:78) Pratique (Ô Mohammed) la prière rituelle (أَقِمِ الصَّلَوة) à partir du déclin du soleil (لِدُلُوكِ الشَّمْسِ) jusqu'à la nuit obscure (إِلَىٰ غَسَقِ اللَّيْلِ = fin du crépuscule) et la récitation (lit. Coran) à l’aube (au moment de la salât de l’aube), certes des témoins assistent à la récitation (Coran) à l’aube.
« La récitation du Coran à l’aube » (قُرۡءَانَ ٱلۡفَجۡرِ) indique que lire le Coran est particulièrement recommandé pour la prière de l’aube.

فَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَقَبْلَ

غُرُوبِهَا وَمِنْ ءآنَائِ الَّيْلِ فَسَبِّحْ وَأَطْرَافَ النَّهَارِ لَعَلَّكَ تَرْضَىٰ

(20:130) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ) et avant sa disparition (وَقَبْلَ غُرُوبِهَا), et à partir des heures de la nuit (ومن ءانائ اليل), et célèbre (les louanges de ton Seigneur) aux extrémités du jour (أَطْرَافَ النَّهَارِ) pour que tu éprouves de la joie.
20:130 montre très clairement que la prière de l’aube ne peut plus être pratiquée quand le soleil se lève, puisqu’il faut la faire « avant le lever du soleil ».

يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ لِيَسۡتَـٔۡذِنكُمُ ٱلَّذِينَ مَلَكَتۡ أَيۡمَـٰنُكُمۡ وَٱلَّذِينَ لَمۡ يَبۡلُغُواْ ٱلۡحُلُمَ مِنكُمۡ

ثَلَـٰثَ مَرَّٲتٍ۬‌ مِّن قَبۡلِ صَلَوٰةِ ٱلۡفَجۡرِ وَحِينَ تَضَعُونَ ثِيَابَكُم مِّنَ ٱلظَّهِيرَةِ وَمِنۢ بَعۡدِ

صَلَوٰةِ ٱلۡعِشَآءِ‌ ثَلَـٰثُ عَوۡرَٲتٍ۬ لَّكُمۡ‌ لَيۡسَ عَلَيۡكُمۡ وَلَا عَلَيۡهِمۡ جُنَاحُۢ بَعۡدَهُنَّ‌ طَوَّٲفُونَ

عَلَيۡكُم بَعۡضُڪُمۡ عَلَىٰ بَعۡضٍ۬‌ كَذَٲلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ لَكُمُ ٱلۡأَيَـٰتِ‌ وَٱللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ۬

(24:58) Ô vous qui croyez, ceux que votre main droite possède ainsi que ceux parmi vous qui n’ont pas atteint la puberté doivent vous demander (la permission) à trois moments (de la journée): Avant la prière de l’aube (صَلَوٰةِ ٱلۡفَجۡرِ) et quand vous mettez de coté vos vêtements à partir de la mi-journée [période de dhor (Mi-journée), c’est à dire pour faire une sieste] et après la prière de la tombée de la nuit (صلوة العشاء). (Ce sont) trois moments privés pour vous. Il n’y a de blâme ni sur vous ni sur eux en dehors de ces moments de se mêler à vous, (et) parmi les autres. C’est ainsi que Dieu clarifie pour vous les versets, et Dieu est Savant et Sage.
24:58 mentionne deux noms de prière : La prière de l’aube (salât al fajr), et la prière de la tombée de la nuit (salât al ‘ichâ’).
Remarque: Certains coranistes prétendent qu’il n’y a que deux prières journalières décrétées dans le coran (!) et s’appuient notamment sur le fait que 24:58 ne mentionne pas de prière du midi contrairement aux deux autres prières rituelles mentionnées dans le verset (aube et coucher du soleil) ; en d’autres termes, ils disent que s’il y avait vraiment une prière médiane, le verset dirait à la place « quand vous mettez de coté vos vêtements après la prière médiane ».
Il est extrêmement facile de démanteler cette thèse notamment car il est un fait établi que le coran décrète une prière rituelle en 62:9 « le jour du rassemblement » (vendredi) pendant la journée (il n’y a qu’une prière la journée et c’est la prière médiane ou du milieu, décrétée en 2:238), ce qui implique que l’on doive se rendre à la mosquée le vendredi quand vient l’heure de la prière médiane (62:9-10 montrent qu’on doit cesser toutes activités commerciales pendant la journée pour s’y rendre et que l’on peut les reprendre après, ce qui ne pourrait être le cas à l’aube ou au coucher du soleil quand il fait trop sombre et que la journée commence ou est terminée). Autrement dit, mentionner le fait « d’enlever ses vètement après la prière médiane » reviendrait à complètement passer sous silence ce qui est probablement la prière la plus importante de la semaine. On ne peut bien évidemment pas demander aux gens d’enlever leurs vètements après la prière du vendredi alors qu’ils quittent la mosquée et vaquent à leurs occupations.
De plus les versets 20:130 et 50:39-40 mentionnent également la prière médiane située « avant le coucher du soleil », c'est-à-dire la prière qu’il est possible de pratiquer de la mi-journée jusqu’au coucher du soleil (période coranique de dhor = après midi). Le moins qu’on puisse dire est que les adeptes de la thèse de deux prières journalières n’ont aucun argument valable.
Nous avons vu en 17:79 que Dieu nous recommande de nous lever pendant la nuit (après la prière de la tombée de la nuit) et de réciter le Coran en tant que “nafilah” (dévotion surérogatoire) et en 76:26 que les croyants se prosternent pendant la nuit en plus des prières de l’aube et du coucher du soleil. Nous voyons en 73:20 que le prophète faisait à l’origine des récitations coraniques extrêmement longues (du tiers ou de la moitié de la nuit !) et Dieu nous indique que la récitation du coran doit être « ce qui est facilement à (notre) portée ». Nous voyons que la récitation du coran est directement suivie du fait de « faire la prière rituelle » dans le verset, donc elle doit à mon sens se faire dans le cadre de la récitation de deux rak’ahs (15:87) comme pour les autres prières.

12.4.4 Dernière prière : La Prière médiane (الصَّلَوةِ الْوُسْطَىٰ)

فَسُبْحَنَ اللَّهِ حِينَ تُمْسُونَ وَحِينَ تُصْبِحُونَ

(30:17) Alors Gloire à Dieu quand vient le soir (lit. « quand vous atteignez » le soir = حِينَ تُمْسُونَ = tombée de la nuit), et quand vient (l’aurore) du matin (lit. « quand vous atteignez » le matin).

وَلَهُ الْحَمْدُ فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَعَشِيًّا وَحِينَ تُظْهِرُونَ

(30:18) Et c’est à Lui (qu’appartient) la louange dans les cieux et sur la terre, quand (vient) la tombée de la nuit et quand vient la mi-journée (lit. « quand vous atteignez la mi-journée », techniquement: quand le soleil atteint le zénith et commence à décliner dans le ciel).
Comme indiqué dans la section 12.3, le fait que la journée musulmane commence au coucher du soleil permet à mon sens de comprendre pourquoi la prière médiane est mentionnée en dernier dans le verset :

حَفِظوا عَلَى الصَّلَوَتِ وَالصَّلَوةِ الْوُسْطَىٰ وَقُومُوا لِلَّهِ قَنِتِينَ

(2:238) Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat = pluriel = trois ou plus en arabe = trois ou quatre [= surérogatoire] prières rituelles de la journée), et la prière médiane (salât al wousta = prière de mi-journée). Et tenez-vous debout devant Dieu (pendant la salât) avec humilité.
Il y a deux façons de voir le verset :
- Soit « Pratiquez avec assiduité les prières rituelles » fait référence aux trois premières prières rituelles de la journée musulmane (tombée de la nuit + nuit [surérogatoire] + aube) et la prière médiane est mentionnée en dernier car c’est la quatrième (17:78-79 mentionnent d’ailleurs trois prières dans l’ordre suivant : (1) la prière du coucher du soleil, (2) de l’aube et (3) celle surérogatoire de la nuit),
- Soit « Pratiquez avec assiduité les prières rituelles » fait référence à toutes les prières en général (trois obligatoires + celle surérogatoire) et mentionne celle de midi de façon séparée et en dernier pour en souligner sa place dans la journée musulmane, ainsi que son importance.
La prière médiane porte bien son nom : Elle est l’exact « milieu » du jour (entre le lever et le coucher du soleil), de même qu’elle démarre et est située au « milieu » des deux autres prières obligatoires (aube et tombée de la nuit, qui sont définies dans le coran commes les deux « extrémités » du jour). Il y a par définition toujours un « milieu » entre deux extrémités.
Remarque : Certains coranistes qui cherchent à réinventer l’islam et dénient la prière de dhor (midi) prétendent que « la salât al wousta » ne signifie pas « la prière du milieu » mais « la prière la plus excellente ». L’emploi de la racine « wasata » dans le coran montre qu’ils ont tort :
- En 2 :143, il est question du fait que les musulmans sont une communauté « wasatan » (impartiale) « afin qu’ils puissent servir de témoins pour l’humanité ». Un témoin impartial est une personne qui se tient « au milieu » de deux parties, c'est-à-dire qui est impartial dans son jugement.
- En 5:89 la punition pour ceux qui ne respectent pas leur serment est de nourrir 10 personnes dans le besoin du « awsati » (milieu ou moyenne) de ce qu’ils donnent à leurs familles. En d’autre termes, on ne donne ni le meilleur, ni le moins bon, mais entre les deux, afin de ne pas pénaliser les personnes qui ne pourraient se permettre de nourrir 10 personnes de la nourriture la plus couteuse. L’islam est toujours basé sur la mesure et l’equité.
- En 68:28, c’est la personne « la plus proche du milieu », « la plus proche de la vérité », ou « la plus moderée » qui s’exprime.
Tous les emplois de la racine « wasata » appuient le fait que l’adjectif « al wousta » signifie bien « milieu », « médiane » ou « intermédiaire » (en l’occurrence « la prière médiane ou du milieu », c'est-à-dire du milieu de la journée), et une fois de plus, nous constatons que les coranistes en question s’écartent du sens du coran et le manipulent pour appuyer leurs thèses révisionnistes.
Remarque : Faisant référence à 2:238, certains prétendent que comme « salawat » est pluriel (trois entités ou plus), le fait de dire « Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat) » et de mentionner ensuite « la prière médiane » implique qu’il y a plus que quatre prières par jour, et en fait cinq, car seules cinq prières (et pas quatre) ont un « milieu ». J’ai moi aussi voulu croire cela pendant longtemps pour essayer de justifier à tout prix cinq prières. En réalité, « Pratiquez avec assiduité les prières rituelles (salawat), » veut logiquement et simplement dire de pratiquer toutes les prières de la journée avec assiduité (3 ou 4 en l’occurrence), le verset mettant ensuite l’emphase sur le fait qu’il y ait une prière qui occupe l’exact milieu entre les périodes de l’aube et du coucher du soleil (d’ailleurs définies comme deux « extrémités » dans le coran), tout en insistant sur son importance. De toute façon, il n’y a tout simplement pas de soit disant période de ‘asr (après midi) dans le coran commençant « au milieu de l’après midi ». Dans le coran, le mot « al ‘asr » signifie « le temps » (c.à.d. « le temps qui passe ») ou « l’histoire ». Le mot apparaît une seule fois en 103:1, et je vous invite à vérifier comment la plupart des traducteurs sunnites traduisent le mot « ‘asr » dans ce verset. « L’après midi » signifie de toute évidence la période qui commence juste « après le midi », et plus précisemment dans le coran quand le soleil atteint son zénith = al dhour) et certainement pas « au milieu de l’après midi » !
De plus, le concept de cinq prières ignore notamment le fait que la journée musulmane commence au coucher du soleil : C’est chercher à imposer et à transposer une journée « à l’occidental » (commençant à minuit) à la journée musulmane lunaire pour tenter de justifier une « prière du milieu » en milieu d’après midi, et qui serait située entre celles de l’aube et du midi d’une part, et du coucher du soleil et de la nuit d’autre part. Nous avons étudié dans cette section tous les versets ayant trait à la prière rituelle dans le Coran, et aucun ne mentionne une prière démarrant entre celle de midi et celle du coucher du soleil. Le Coran est pleinement détaillé (6:114, ..) et un vrai musulman ne peut se baser sur la conjecture ou des sources non coraniques.

فَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَقَبْلَ

غُرُوبِهَا وَمِنْ ءآنَائِ الَّيْلِ فَسَبِّحْ وَأَطْرَافَ النَّهَارِ لَعَلَّكَ تَرْضَىٰ

(20:130) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ) et avant sa disparition (وَقَبْلَ غُرُوبِهَا), et à partir des (premières) heures de la nuit (ومن ءانائ اليل), et célèbre (les louanges de ton Seigneur) aux extrémités du jour (أَطْرَافَ النَّهَارِ) pour que tu éprouves de la joie.
Célébrer les louanges de Dieu « avant la disparition du soleil » indique que la prière médiane peut être observée jusqu'à ce que le soleil ne disparaisse à l’horizon au niveau de la mer. Il est important de noter que contrairement aux prières de « l’aube » (fajr) et de « la tombée de la nuit » (‘icha’) dont les noms désignent une période de temps coranique bien spécifique, « la prière médiane » doit son nom en raison de la position qu’elle occupe par rapport à ces deux prières définies avec précision par deux périodes coraniques (les deux extrémités du jour) et par le fait qu’elle commence exactement au milieu de ces dernières.

فَٱصۡبِرۡ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحۡ بِحَمۡدِ رَبِّكَ قَبۡلَ طُلُوعِ ٱلشَّمۡسِ وَقَبۡلَ ٱلۡغُرُوبِ

(50:39) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ) et avant le coucher du soleil (وَقَبۡلَ ٱلۡغُرُوبِ),
Pour conclure cette section, le Coran décrit un rituel de prière comportant 3 prières obligatoires (tombée de la nuit, aube, mi-journée) et une surérogatoire (la nuit). Il n’y a strictement aucune mention dans le coran d’une salât située en milieu d’après midi, et aucun des versets ayant trait à la pratique de la salât ne plaide en faveur d’une telle prière. L’Islam traditionnel se prête à un jeu de devinettes et de spéculations pour essayer d’imaginer à tout prix cinq prières obligatoires dans le coran en prétendant que cinq prières sont « sous-entendues » dans certains versets; nous avons présenté et étudié tous les versets ayant trait à la prière, et il est un fait indiscutable que seules trois prières obligatoires figurent dans le Coran, ainsi que celle (surérogatoire) de la nuit, de même que le fait que le début et la fin de chacune de ces prières est précisément expliqué dans les versets que nous avons analysés. Le Coran n’est pas basé sur la conjecture, mais sur des faits clairement établis.

13. La prière du vendredi

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَىٰ

ذِكْرِ اللَّهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَٰلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ

(62:9) O vous qui croyez, quand l’appel à la prière (salât) est annoncé le jour du rassemblement (le vendredi), alors hâtez-vous vers le rappel de Dieu, et cessez tout commerce. C’est mieux pour vous, si (seulement) vous saviez.

فَإِذَا قُضِيَتِ الصَّلَاةُ فَانتَشِرُوا فِي الْأَرْضِ وَابْتَغُوا

مِن فَضْلِ اللَّهِ وَاذْكُرُوا اللَّهَ كَثِيرًا لَّعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ

(62:10) Lorsque la prière rituelle (salât) est terminée, alors dispersez-vous de par le pays et recherchez les bienfaits de Dieu. Rappelez-vous de Dieu fréquemment, afin que vous puissiez prospérer.
La prière du vendredi n’est autre qu’une simple « salât » médiane (qui débute à la mi-journée) comme n’importe quelle autre prière de la semaine, hormis le fait qu’il est obligatoire pour les musulmans de la pratiquer avec le reste de la communauté s’ils le peuvent. Nous avons vu que, conformément au commandement en 15:87, toutes les prières de la journée et de la semaine comportent deux rak’ahs, ce qui est bien entendu le cas de la prière pratiquée « le jour du rassemblement », c'est-à-dire le vendredi.
Il n’y a aucune mention d’un discours du vendredi, tel que pratiqué dans l’Islam traditionnel. La prière coranique consiste à écouter et à méditer la parole de Dieu (le Coran), et non pas les paroles faillibles d’un imam. S’il y avait un discours le vendredi, cela serait bien évidemment mentionné dans le Coran pleinement détaillé, et ce n’est pas le cas.
Certaines personnes pourraient objecter que le Coran ne semble pas détailler l’heure de la prière du jour du rassemblement. Dieu dit en 62:9 que la communauté doit « cesser tout commerce » (وَذَرُوا الْبَيْعَ). La communauté ne pourrait « cesser tout commerce » au moment de la prière de l’aube ou « se disperser de par le pays pour rechercher les bienfaits de Dieu » (فَانتَشِرُوا فِي الْأَرْضِ وَابْتَغُوا مِن فَضْلِ اللَّهِ) après la prière du coucher du soleil puisque l’immense majorité des gens ne travaillent plus à ce moment là et qu’il fait sombre. Donc, par défaut, ce ne peut être que la prière médiane (2:238). Elle doit être effectuée de préférence juste après l’appel de la prière à la mi-journée, puisque 62:9 explique que les gens doivent se rassembler immédiatement après « l’appel à la prière ». Veuillez noter que s’il y avait une soit disant prière de ‘asr (au milieu de l’après midi) en Islam - ce qui n’est pas le cas car « al ‘asr » veut dire « le temps » dans le coran - nous ne pourrions pas déterminer avec certitude à quelle heure démarre la prière du vendredi (le Midi ou l’après midi ?) en se basant uniquement sur le Coran, car on n’hésiterait entre les deux.
De même, certains objecteront que le texte coranique ne dit pas que la « salât » pratiquée « le jour du rassemblement » doit avoir lieu le sixième jour de la semaine musulmane, c'est-à-dire le vendredi. C’est ignorer que le Coran est pleinement détaillé et codé mathématiquement à de multiples niveaux. Le signe que cette « prière » (salât) doit avoir lieu le sixième « jour » de la semaine est à mon sens que lorsque l’on étudie le groupe formé par les 67 mots « salât » compris dans le Coran, le mot « jour » (يَوْمِ = yawm) en 62:9 (dans l’expression « l’appel à la prière (salât) annoncé le jour du rassemblement ») est le sixième mot « jour » de ce sous-groupe coranique : 2:177 (1); 2:162 (2); 9:18 (3); 14:31 (4); 24:37 (5); 62:9 (6). Dieu est Savant.
La semaine musulmane :

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De plus, et comme le montre le tableau ci-dessus, « le jour du rassemblement » est connu depuis toujours en Islam comme étant le sixième jour de la semaine, comme cela a été le cas au moins depuis que le prophète a reçu la révélation de la sourate 62. Pourquoi devrait-on chercher un autre jour de la semaine quand rien ne contredit le livre de Dieu ?
Nous finirons cette section en disant qu’il n’est pas toujours possible pour tout le monde de faire la prière du vendredi à la mi-journée. Certaines personnes travaillent dans des hôpitaux, des centrales électriques, la police, l’armée, etc... et ne peuvent quitter leurs postes pour des raisons évidentes. C’est à mon avis l’une des raisons pour laquelle il est possible de faire la prière médiane jusque juste avant le coucher du soleil : Dieu veut que tout le monde puisse faire la prière correctement, que l’on habite dans un pays musulman ou non, et que les gens qui ne peuvent prier le vendredi juste après l’appel à la prière puissent se réunir plus tard avec des gens qui sont dans la même situation si nécessaire.

14. Ou trouve t-on le « Takbir » (تَكْبِير ) = Dieu est le plus grand !) dans le Coran?

قُلِ ادْعُوا اللَّهَ أَوِ ادْعُوا الرَّحْمَٰنَ أَيًّا مَّا تَدْعُوا فَلَهُ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَىٰ

وَلَا تَجْهَرْ بِصَلَاتِكَ وَلَا تُخَافِتْ بِهَا وَابْتَغِ بَيْنَ ذَٰلِكَ سَبِيلًا

(17:110) Proclame: « invoquez Dieu, ou invoquez-le Tout Clément; quelque soit (l’attribut) par lequel vous l’invoquez, c’est à Lui qu’appartient les plus beaux noms. » Et n’élève pas ta voix lors de ta prière rituelle (salât) et ne la récite pas en silence: trouve un chemin entre les deux.

وَقُلِ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَمْ يَتَّخِذْ وَلَدًا وَلَمْ يَكُن لَّهُ شَرِيكٌ فِي

الْمُلْكِ وَلَمْ يَكُن لَّهُ وَلِيٌّ مِّنَ الذُّلِّ وَكَبِّرْهُ تَكْبِيرًا

(17:111) Et proclame: « Louange à Dieu qui ne s’est point attribué de fils, aucun partenaire ne Lui est associé dans le royaume, Il n’a point de protecteur à coté de Lui qui puisse présumer de la moindre faiblesse. » Et magnifie-le dans toute (Sa) grandeur ! (wa kabbirhou Takbiran = وَكَبِّرْهُ تَكْبِيرًا)
L’expression « wa kabbirhou Takbiran » (وَكَبِّرْهُ تَكْبِيرًا = et magnifie-le dans toute (Sa) grandeur !) réfère au takbir, c'est-à-dire le fait de proclamer « Allahou Abkar » (الله أكبر). C’est l’expression la plus répétée dans la prière rituelle; on le récite pour commencer la prière et ensuite chaque fois que l’on change de position (entre la position debout et courbée, entre la position debout et prosternée, etc...).
En d’autres termes, le takbir (الله أكبر = Dieu est le plus grand) est sous-entendu dans « wa kabbirhou Takbiran », et est la forme superlative de « Allahou al kabir » (الله الكبير = Dieu est Grand).

15. Quelles sont les positions successives pendant la prière

15.1 Se tenir debout, se courber et se prosterner

وَإِذْ بَوَّأْنَا لِإِبْرَاهِيمَ مَكَانَ الْبَيْتِ أَن لَّا تُشْرِكْ بِي شَيْئًا

وَطَهِّرْ بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالْقَائِمِينَ وَالرُّكَّعِ السُّجُودِ

(22:26) Et puis nous avons assigné à Abraham le site du temple: « N’associe rien à coté de Moi, et purifie mon temple pour ceux qui font le tawaf (rituel qui consiste à tourner autour de la Kaaba), et ceux qui se tiennent debout, se courbent, et se prosternent [lors de la Salât]. »
- Dieu détaille les positions successives de la prière dans l’ordre que nous avons hérité et confirme que la structure de base est historiquement parfaitement préservée.
- De même que le verset 16:98 nous indique quelle formule réciter avant la prière, plusieurs versets coraniques reflètent le langage que l’on a hérité dans la prière rituelle par exemple ce que l’on récite en position courbée et prosternée:

15.2 Position courbée: 56:96, 69:52

فَسَبِّحْ بِاسْمِ رَبِّكَ الْعَظِيمِ

(56:96) Alors glorifie le nom de ton seigneur Le Suprême.
- Les croyants répondent dans leur salât: « Gloire à mon seigneur Le Suprême. » (سبحان ربي العظيم = soubhâna rabia-l’azîm).

15.3 Position prosternée: 87:1

سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى

(87:1) Glorifie le nom de ton seigneur Le Très Haut.
- Les croyants répondent dans leur salât: « Gloire à mon seigneur Le Très Haut. » (سبحان ربي العلي = soubhâna rabia-l’alâ).

15.4 Combien de fois récite-t-on les expressions en position courbée et prosternée ?

Dans l'Islam sunnite, il est souvent de coutume de réciter trois fois « Gloire à mon seigneur Le Suprême. » (position courbée) et trois fois « Gloire à mon seigneur Le Très Haut. » (prosternation).
Ce qui importe est de ressentir dans notre cœur chacune des paroles que nous récitons pendant la prière en glorifiant Dieu, et non pas le nombre de fois qu’elle sont récitées. Réciter une seule fois ces expressions suffit largement.

15.5 Les deux prosternations successives et la position à genoux

يَا مَرْيَمُ اقْنُتِي لِرَبِّكِ وَاسْجُدِي وَارْكَعِي مَعَ الرَّاكِعِينَ

(3:43) O marie, Obéis à ton seigneur, prosterne-toi et courbe-toi avec ceux qui se courbent.
- L’expression « se courber et se prosterner » apparaît étrangement une seule fois dans un ordre inverse en 3:43 (« se prosterner et se courber » au lieu de « se courber et se prosterner »): Dans le contexte de la prière rituelle, se prosterner et juste après se courber signifie qu’on s’est redressé après la première prosternation en se mettant à genoux pour se courber et effectuer une seconde prosternation: ceci correspond exactement à la séquence « prosternation / position à genoux / puis se courber pour accomplir une seconde prosternation » que tout musulman pratiquant connaît.
- Les versets suivants montrent également qu’il y a deux prosternations successives dans la prière rituelle en Islam:

قُلْ آمِنُوا بِهِ أَوْ لَا تُؤْمِنُوا إِنَّ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ

مِن قَبْلِهِ إِذَا يُتْلَىٰ عَلَيْهِمْ يَخِرُّونَ لِلْأَذْقَانِ سُجَّدًا

(17:107) Proclame: « Croyez le (Coran) ou pas, quand il est récité à ceux qui furent bénis par la science avant ceci (les gens du livre), (1ère prosternation) ils s’affalent sur leurs mentons en se prosternant. »

وَيَقُولُونَ سُبْحَانَ رَبِّنَا إِن كَانَ وَعْدُ رَبِّنَا لَمَفْعُولًا

(17:108) Et ils proclament : « Louange à notre Seigneur ! En vérité, la prophétie de notre Seigneur s’est assurément accomplie ! »

وَيَخِرُّونَ لِلْأَذْقَانِ يَبْكُونَ وَيَزِيدُهُمْ خُشُوعًا

(17:109) (2ème prosternation) Et ils s’affalent sur leurs mentons en pleurs, alors que cela ne fait qu’intensifier leur révérence.
- Ces versets nous donnent l’exemple de savants juifs qui ont entendu la récitation du Coran et se sont prosternés deux fois de suite, reconnaissant le fait qu’il s’agit de la parole de Dieu. Pour comprendre ce verset en profondeur, il convient de se poser deux questions:
1) En quelle occasion est-il plus probable que des gens pourraient entendre la récitation du Coran du temps du prophète ?
2) Pourquoi se sont-ils prosternés deux fois ?
La réponse à la première question devrait être évidente pour tout musulman et est profondément liée à la réponse à la deuxième question: Les musulmans au temps du prophète faisaient trois prières obligatoires journalières, et ceux qui suivent le Coran le récitent systématiquement à voix haute au cours de la prière rituelle, ce qui se produit fréquemment en public, même dans la rue, dans une société musulmane.
Le groupe de juifs décrit dans le verset a tout simplement été témoin d’une prière rituelle probablement récitée par le prophète en public, et ils ont reconnu la vérité sur-le-champ; ils ont finalement suivi le groupe qui priait et sont se prosternés avec eux deux fois alors que la prière rituelle touchait à sa fin. Nous avons vu en 4:102 et 50:40 que la prière se termine avec des prosternations, suivie d’une glorification finale à genoux « à la fin de la prosternation » (50:40). C’est donc ainsi que les deux prosternations successives lors de chaque raka’ah sont expliquées de façon subtile dans le Coran.
- Nous voyons dans les versets ci-dessus (17:107-109) qu’il y avait une légère différence dans la façon dont les juifs se prosternaient dans leur salât: Sur leurs mentons, alors que les musulmans se prosternent sur le front (la section suivante l’explique à la lumière du Coran). Le fait qu’ils aient dit « soubhana rabana » (Gloire à notre Seigneur) en se prosternant est incroyablement proche de ce que nous disons aujourd’hui « (soubhana Rabbia al A’ala »), et reflète le verset 87:1. Cela montre le lien universel qui existe entre les enfants d’Abraham que nous sommes tous. Le verset suivant reconnait qu’il y a parfois des différences en ce qui concerne les lois et rituels (par exemple la salât) entre musulmans et gens du livre, ce pour illustrer le fait que les juifs se prosternaient sur le menton et récitaient une formule légèrement différente:

وَأَنزَلْنَا إِلَيْكَ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ مُصَدِّقًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهِ مِنَ الْكِتَابِ وَمُهَيْمِنًا عَلَيْهِ

فَاحْكُم بَيْنَهُم بِمَا أَنزَلَ اللَّهُ وَلَا تَتَّبِعْ أَهْوَاءَهُمْ عَمَّا جَاءَكَ مِنَ الْحَقِّ لِكُلٍّ جَعَلْنَا

مِنكُمْ شِرْعَةً وَمِنْهَاجًا وَلَوْ شَاءَ اللَّهُ لَجَعَلَكُمْ أُمَّةً وَاحِدَةً وَلَٰكِن لِّيَبْلُوَكُمْ فِي مَا

آتَاكُمْ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ إِلَى اللَّهِ مَرْجِعُكُمْ جَمِيعًا فَيُنَبِّئُكُم بِمَا كُنتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ

(5:48) En vérité, Nous vous avons révélé le livre (Ô Mohammed), confirmant le livre avant celui que tu as entre les mains, et le subrogeant. Alors juge entre eux d’après ce que Dieu a révélé, et ne t’incline pas vers leurs vains désirs, maintenant que la vérité t’est parvenue. Pour chacun d’entre vous, nous avons prescrit une loi et une règle de vie (c'est-à-dire qui inclut des rituels parfois différents); Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule et même communauté, mais Il vous met à l’épreuve au travers de ce qu’Il vous a décerné; alors rivalisez de bonnes œuvres; vous serez tous ramenés à Dieu, et il vous informera alors au sujet de vos disputes.
- Il est bien évident que se prosterner deux fois successivement implique de se mettre à genoux entre deux prosternations. Nous avons vu plus haut que Marie priait de cette façon dans sa salât, comme nous savons que c’est la façon dont des centaines de millions de musulmans se prosternent chaque jour.

15:6 50:40 confirme deux prosternations et deux raka’a

فَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا يَقُولُونَ وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَقَبْلَ الْغُرُوبِ

(50:39) Alors soit patient au sujet de ce qu’ils disent, et célèbre (Ô Mohammed) les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil (قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ) et avant le coucher du soleil (وَقَبۡلَ ٱلۡغُرُوبِ),
وَمِنَ اللَّيْلِ فَسَبِّحْهُ وَأَدْبَارَ السُّجُودِ
(50:40) (3) Et à partir de la nuit (وَمِنَ ٱلَّيۡلِ = prière de la tombée de la nuit) ; alors glorifie Le (فَسَبِّحۡهُ), ainsi qu'aux dos (pluriel = trois ou plus) de la prosternation (وَأَدۡبَـٰرَ ٱلسُّجُودِ, Littéralement : « aux dos [pluriel = 3 ou plus] de la prosternation », c’est à dire juste après les prosternations rituelles).
On voit ici que la prière rituelle ne se termine pas exactement lors de la prosternation et qu’il ne peut y avoir un seul rak’a comme certains coranistes le prétendent, car le verset montre qu’on glorifie Dieu « aux dos de la prosternation ». « Dos » (أَدۡبَـٰرَ ) est pluriel (trois entités ou plus) ce qui implique que juste derrière (lit. dans le dos) la prosternation il y a glorification de Dieu (que ce soit dire « Allahou Abkar » ou réciter la chahadah en position agenouillée (qui est une attestation, mais surtout une glorification de l’unicité absolue de Dieu).
50:40 nous donne donc énormément d’information sur la salât grâce à l’incroyable précision littéraire due à l’emploi de l’expression « aux dos de la prosternation », qui implique qu’on glorifie Dieu non pas simplement après la salât, par exemple une heure après, mais directement en se relevant de la prosternation (« aux dos de la prosternation », le mot singulier « prosternation » étant pris ici comme la prosternation rituelle en général). Pour résumer l’expression signifie :
1. - La prière ne se termine pas par la prosternation proprement dite comme certains l’ont interprété trop rapidement à la lecture de 4:102, qui ne mentionne la prosternation à la fin de la salât que comme l’étape symbolique finale sans donner plus de précision sur le détail complet du rituel, 50:40 y apportant des précisions. Le coran est un tout, et il est extrêmement dangereux de se baser sur un seul verset (comme 4:102) pour tirer des conclusions générales. Il faut toujours se baser sur tous les versets du coran, ce qui demande une étude très approfondie.
2. - Il y a trois prosternations ou plus dans la salat car il faut glorifier Dieu « aux dos [pluriel = 3 ou plus] de la prosternation » rituelle.
3. - On sait grâce à 15:87 qu’il y a deux rak’as par prière. Ceci implique donc quatre prosternations par salât, c'est-à-dire deux par rak’a. En même temps 50:40 est donc également une confirmation que 15:87 implique bien deux rak’as par prière et que la théorie d’un seul rak’a par prière est une imposture.
4. - Juste après la prosternation, on doit glorifier Dieu (directement « aux dos de la prosternation », notamment en disant « Allahou akbar »), que ce soit pour continuer la prière (après le premier rak’a) ou s’agenouiller pour réciter la chahadah.
Gloire à dieu pour ces informations qui confirment que le rituel de base qui nous est parvenu est correct.

15.7 Comment se prosterne-t-on exactement ?

مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللَّهِ وَالَّذِينَ مَعَهُ أَشِدَّاءُ عَلَى الْكُفَّارِ رُحَمَاءُ بَيْنَهُمْ تَرَاهُمْ رُكَّعًا

سُجَّدًا يَبْتَغُونَ فَضْلًا مِّنَ اللَّهِ وَرِضْوَانًا سِيمَاهُمْ فِي وُجُوهِهِم مِّنْ أَثَرِ

السُّجُودِ ذَٰلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الْإِنجِيلِ كَزَرْعٍ أَخْرَجَ

شَطْأَهُ فَآزَرَهُ فَاسْتَغْلَظَ فَاسْتَوَىٰ عَلَىٰ سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ

الْكُفَّارَ وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ مِنْهُم مَّغْفِرَةً وَأَجْرًا عَظِيمًا

(48:29) Mohammed est le messager de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs envers les incrédules, mais plein de compassion entre eux; tu les vois se courber, se prosterner à la recherche des faveurs de Dieu et de (Son) agrément; leurs visages (fronts) portent les empreintes laissées par les prosternations. Voici leur parabole dans la Torah et voici leur parabole dans l’évangile: Comme une graine qui germe, se fortifie, s’épaissit, puis s’élève sur sa tige, et ravie les fermiers alors que cela enrage les incrédules. Dieu promet la miséricorde ainsi qu’une récompense sublime à ceux parmi eux qui croient et pratiquent le bien.
On se prosterne sur le visage et c’est bien sûr le front qui vient toucher le sol. Certains musulmans assidus peuvent dans certains cas avoir une légère marque sur leurs fronts lorsqu’ils prient régulièrement sur une surface légèrement rugueuse (et non pas une cicatrice provoquée volontairement comme c’est le cas des fanatiques qui veulent tenter d’impressionner leurs pairs, mais ne sont en fait que des faux croyants).

16. Quelle Chahadah (attestation) récite-t-on pendant la prière rituelle ?

16.1 L’interdiction absolue de mentionner des noms à coté de Dieu

- Nous avons déjà abordé dans la section dédiée à l’appel à la prière le fait que la Chahadah est le principal commandement qui - tragiquement - a été modifié en islam en général et dans la prière rituelle en particulier. Dieu nous ordonne dans le Coran de ne jamais mentionner quiconque à coté de Lui:

وَإِذَا ذُكِرَ اللَّهُ وَحْدَهُ اشْمَأَزَّتْ قُلُوبُ الَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ

بِالْآخِرَةِ وَإِذَا ذُكِرَ الَّذِينَ مِن دُونِهِ إِذَا هُمْ يَسْتَبْشِرُونَ

(39:45) Quand Dieu seul (اللَّهُ وَحْدَهُ) est mentionné, le cœur de ceux qui ne croient pas en l’au delà se crispe de dégoût, mais quand d’autres (noms) sont mentionnés à coté de Lui, ils se réjouissent.
- Etudions également le verset 40:12 dont le contexte éclaire pourquoi les gens finissent en enfer:

ذَٰلِكُم بِأَنَّهُ إِذَا دُعِيَ اللَّهُ وَحْدَهُ كَفَرْتُمْ وَإِن يُشْرَكْ بِهِ تُؤْمِنُوا فَالْحُكْمُ لِلَّهِ الْعَلِيِّ الْكَبِيرِ

(40:12) Vous (avez mérité) ceci (le châtiment de l’enfer) parce que quand Dieu seul (اللَّهُ وَحْدَهُ) était invoqué vous avez mécru, mais quand (d’autres) étaient associés avec Lui, (c’est alors que) vous avez cru. Alors, le jugement appartient à Dieu, le Très haut, le (très) Grand.
Disons-le haut et fort: Mentionner le nom de Mohammed ou qui que ce soit à coté de Dieu n’est pas un mot de passe qui mène au salut mais le chemin de la perdition dans ce monde et dans l’au delà.

16.2 L’unicité absolue de Dieu : La fondation qui garantie la paix dans l’univers.

- La fondation de l’islam dans les cieux et sur notre terre repose sur l’unicité absolue de Dieu et le fait qu’il n’y a « point de divinité si ce n’est Lui ». Car autrement le chaos aurait régné dans l’univers:

قُل لَّوْ كَانَ مَعَهُ آلِهَةٌ كَمَا يَقُولُونَ إِذًا لَّابْتَغَوْا إِلَىٰ ذِي الْعَرْشِ سَبِيلًا

(17:42) Proclame : « S’il y avait des divinités à coté de Lui comme ils le prétendent, alors elles auraient sûrement tenté de se frayer un chemin jusqu’au possesseur du trône (pour Le renverser). »

لَوْ كَانَ فِيهِمَا آلِهَةٌ إِلَّا اللَّهُ لَفَسَدَتَا فَسُبْحَانَ اللَّهِ رَبِّ الْعَرْشِ عَمَّا يَصِفُونَ

(21:22) S’il y avait en eux (les cieux et la terre) des divinités autres que Dieu, le chaos y règnerait (la division); alors gloire à Dieu, Seigneur du Trône. (Il est tellement) au delà de ce qu’ils (Lui) associent.

مَا اتَّخَذَ اللَّهُ مِن وَلَدٍ وَمَا كَانَ مَعَهُ مِنْ إِلَٰهٍ إِذًا لَّذَهَبَ كُلُّ إِلَٰهٍ

بِمَا خَلَقَ وَلَعَلَا بَعْضُهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يَصِفُونَ

(23:91) Dieu ne s’est point attribué de fils; il n’y a point de divinité si ce n’est Lui. Sinon chaque divinité aurait fait sécession avec ce qu’elle a créé (proclamant son indépendance), (et) chacune aurait (perpétuellement) cherché à renverser l(es) autre(s). Gloire à Dieu ! (Il est) tellement au dessus de ce qu’ils prétendent.

16.3 3:18, La Chahadah telle que Dieu Lui-même nous l’ordonne

- La chahadah consiste à prêter serment ou attester de l’unicité de Dieu, et elle apparaît dans plusieurs versets:

شَهِدَ اللَّهُ أَنَّهُ لَا إِلَٰهَ إِلَّا هُوَ وَالْمَلَائِكَةُ وَأُولُو الْعِلْمِ

قَائِمًا بِالْقِسْطِ لَا إِلَٰهَ إِلَّا هُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ

(3:18) Dieu atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Lui, ainsi que les anges et ceux qui détiennent le savoir, il maintient la justice, il n’y a point de divinité si ce n’est Lui, Le Tout Puissant, Le Sage.
- Dieu nous demande-t-il d’ajouter et d’attester également que Mohammed est le messager de Dieu ? Le Coran est pleinement détaillé et la réponse est un NON sans appel: Seuls les incrédules ne sont pas satisfaits quand Dieu seul est mentionné, auquel cas leurs cœurs se crispent de dégoût (39:45, 40:12).
- « Dieu atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Lui » : « Lui » est « Allah ». Il suffit de transposer mot pour mot la déclaration de Dieu en 3:18 pour nous-mêmes à la première personne; ceux qui détiennent le savoir se soumettent et proclament:
« J’atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Allah » (اشهد ان لا اله الا الله)
Pas une lettre de plus et pas une lettre de moins. Voici la plus grande de toutes les Chahadahs qui figure dans le Coran, et celle qui est récitée dans toute sa pureté dans la salât.
- Le pilier fondamental qui garantit la paix dans l’univers (« Point de divinité si ce n’est Dieu ») est mentionné en toutes lettres en 37:35 et 47:19:

إِنَّهُمْ كَانُوا إِذَا قِيلَ لَهُمْ لَا إِلَٰهَ إِلَّا اللَّهُ يَسْتَكْبِرُونَ

(37:35) Car (en réalité), quand il leur fut Dit: « Point de divinité si ce n’est Dieu ! » (لا اله الا الله), ils s’enflèrent d’orgueil.

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا إِلَٰهَ إِلَّا اللَّهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ

وَالْمُؤْمِنَاتِ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مُتَقَلَّبَكُمْ وَمَثْوَاكُمْ

(47:19) Alors sache qu’« il n’y a point de divinité si ce n’est Dieu » (لا اله الا الله), et demande pardon pour tes péchés ainsi que ceux des croyants et des croyantes, et Dieu sait où vous allez ainsi que votre destin ultime.
- Notre attestation reflète tout simplement et très exactement ce pilier fondamental.
6:19 parle de « la plus grande des Chahadahs »:

قُلْ أَيُّ شَيْءٍ أَكْبَرُ شَهَادَةً قُلِ اللَّهُ شَهِيدٌ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ وَأُوحِيَ إِلَيَّ هَٰذَا

الْقُرْآنُ لِأُنذِرَكُم بِهِ وَمَن بَلَغَ أَئِنَّكُمْ لَتَشْهَدُونَ أَنَّ مَعَ اللَّهِ آلِهَةً أُخْرَىٰ

قُل لَّا أَشْهَدُ قُلْ إِنَّمَا هُوَ إِلَٰهٌ وَاحِدٌ وَإِنَّنِي بَرِيءٌ مِّمَّا تُشْرِكُونَ

(6:19) Proclame : « Quelle est la plus grande des Chahadahs (« professions de foi », « attestations ») ? Proclame: « Dieu est témoin entre vous et moi que ce Coran m’a été inspiré afin que, par son entremise, je puisse vous avertir, ainsi que quiconque en est témoin. » Osez-vous attester qu’il y a d’autres divinités si ce n’est Dieu!? Proclame: « Je n’atteste point! ». Proclame: « En vérité, Il est une Divinité Unique, et en vérité je suis innocent de ce que vous (Lui) associez! »
- Le verset montre l’extrême importance d’« attester » en Islam, et condamne ceux qui « attestent qu’il y a d’autres divinités si ce n’est Dieu ». Pour déchiffrer « la plus grande des Chahadahs », il suffit d’attester exactement l’inverse de ce que les incrédules attestent en se référant à 37:35 et 47:19: « J’atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Dieu. » Nous rejoignons donc la même Chahadah que celle dérivée en 3:18.

16.4 Pourquoi est-ce « la plus grande » des Chahadahs ?

- En plus des raisons déjà abordées, nous en ajouterons d’autres:
- « Point de divinité si ce n’est Dieu » (لا اله الا الله) reflète la fondation de l’Islam dans l’univers dans sa plus simple expression:
Il est absolument incroyable que ces quatre mots (لا اله الا الله) sont uniquement composés des trois lettres qui composent le mot « Allah » (الله) ! « Allah »: A + L + H. Ces trois lettres forment le mot « divinité » (اله). « Allah » (V.M. 66), le nom de Dieu, signifie littéralement « La (seule) divinité », car c’est une contraction de « Al Ilah ».
- « Allah » (« La (seule) divinité ») signifie en réalité exactement la même chose que « la elaha ela Allah » (« Point de divinité si ce n’est Dieu »). C’est l’une des secrets qui se cachent derrière le nom de Dieu !
- L’unicité de Dieu s’exprime sous de multiples formes dans le Coran, mais aucune expression ne rassemble toutes les qualités exceptionnelles de « la plus grande des Chahadahs » :
« J’atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Allah ! » (اشهد ان لا اله الا الله = ach hadou an lâ ilaha ilâ Allah)

17. La salât et tous les rituels de l’Islam ont été révélés à Abraham et non pas Mohammed, tous les messagers et prophètes ont pratiqué la prière rituelle telle que décrite dans le Coran

- Tous les rituels de l’Islam (La prière rituelle, la zakât, le Jeûne de Ramadan, le Hajj et la Oumrah) ont été révélés à Abraham. Ismaël, Chouaïb et tous les messagers du peuple d’Israël ainsi que Mohammed ont tous pratiqué la religion d’Abraham (l’Islam), notamment la prière rituelle et la zakât (la charité obligatoire) telle que le Coran l’illustre à de maintes reprises:
Adam et sa postérité:

أُولَٰئِكَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ مِن ذُرِّيَّةِ آدَمَ وَمِمَّنْ حَمَلْنَا

مَعَ نُوحٍ وَمِن ذُرِّيَّةِ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْرَائِيلَ وَمِمَّنْ هَدَيْنَا وَاجْتَبَيْنَا

إِذَا تُتْلَىٰ عَلَيْهِمْ آيَاتُ الرَّحْمَٰنِ خَرُّوا سُجَّدًا وَبُكِيًّا

(19:58) Tels sont ceux (Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Ismaël, Idris...) qui ont été bénis des faveurs de Dieu parmi les prophètes issus de la postérité d’Adam et ceux que nous avons portés avec Noé, de même que la postérité d’Abraham et Israël: Parmi eux, nous avons guidé et élu (des prophètes); Quand on leur récite les versets (révélés) par (Celui qui détient toute) Clémence, ils tombent face contre terre et éclatent en sanglots.

فَخَلَفَ مِن بَعْدِهِمْ خَلْفٌ أَضَاعُوا الصَّلَاةَ وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ فَسَوْفَ يَلْقَوْنَ غَيًّا

(19:59) Après eux (les prophètes issus de la postérité d’Adam) leur ont succédé des héritiers qui ont altéré la prière rituelle, et poursuivi leurs passions, ils souffriront (bientôt) les conséquences de (leur) déviance.
Ce verset implique que la prière rituelle est en pratique depuis Adam.
Abraham:
وَإِذْ بَوَّأْنَا لِإِبْرَاهِيمَ مَكَانَ الْبَيْتِ أَن لَّا تُشْرِكْ بِي شَيْئًا

وَطَهِّرْ بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالْقَائِمِينَ وَالرُّكَّعِ السُّجُودِ

(22:26) Et puis nous avons assigné à Abraham l’emplacement du temple: « N’associe rien à coté de Moi, et purifie mon temple pour ceux qui font le tawaf (rituel qui consiste à tourner autour de la Kaaba), et ceux qui se tiennent debout, se courbent, et se prosternent (lors de la salât). »
Ismaël:
وَكَانَ يَأْمُرُ أَهْلَهُ بِالصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ وَكَانَ عِندَ رَبِّهِ مَرْضِيًّا

(19:55) Et il (Ismaël) a enjoint à son peuple (de pratiquer) la prière rituelle et la zakât, il était proche de son Seigneur, (et Lui était) agréable.
Moïse, Aaron, Mohammed:

وَأَوْحَيْنَا إِلَىٰ مُوسَىٰ وَأَخِيهِ أَن تَبَوَّآ لِقَوْمِكُمَا بِمِصْرَ بُيُوتًا

وَاجْعَلُوا بُيُوتَكُمْ قِبْلَةً وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَبَشِّرِ الْمُؤْمِنِينَ

(10:87) Et nous avons inspiré Moïse et son frère (Aaron): « Etablissez votre peuple en Egypte dans des maisons; faites de vos maisons des Qiblahs (sanctuaires où l’on s’oriente vers la Maison Sacrée de la Mecque) et faites la prière rituelle », et annonce (Ô Mohammed) la bonne nouvelle aux croyants.
Luqman:
يَا بُنَيَّ أَقِمِ الصَّلَاةَ وَأْمُرْ بِالْمَعْرُوفِ وَانْهَ عَنِ الْمُنكَرِ

وَاصْبِرْ عَلَىٰ مَا أَصَابَكَ إِنَّ ذَٰلِكَ مِنْ عَزْمِ الْأُمُورِ

(31:17) Ô Mon fils, fais la prière rituelle, ordonne le bien et interdit le mal, et sois patient face (aux épreuves) que tu rencontres. Voici certes les choses qui forgent le caractère.
Jésus:

وَجَعَلَنِي مُبَارَكًا أَيْنَ مَا كُنتُ وَأَوْصَانِي بِالصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ مَا دُمْتُ حَيًّا

(19:31) Et Il m’a béni où que je sois, et Il m’a ordonné la prière rituelle et la zakât aussi longtemps que je suis en vie.

18. Prier dans des situations inhabituelles:

فَإِنْ خِفْتُمْ فَرِجَالًا أَوْ رُكْبَانًا فَإِذَا أَمِنتُمْ فَاذْكُرُوا اللَّهَ كَمَا عَلَّمَكُم مَّا لَمْ تَكُونُوا تَعْلَمُونَ

(2:239) et si vous éprouvez de la crainte, alors (priez) à pied ou en conduisant votre monture. Et quand vous êtes en sécurité, alors invoquez Dieu comme il vous a enseigné ce que vous ignoriez.
- Si vous êtes en situation de guerre, ou que vous résidez dans un pays non musulman et que vous êtes au travail, dans les transports en commun, que vous conduisez, bref toute situation présentant un danger ou simplement une gêne potentielle, Dieu ne souhaite pas nous créer de difficulté dans la pratique de notre religion (20:2): 2:239 nous enseigne que nous pouvons prier différemment du rituel que nous connaissons, par exemple nous pouvons prier en mouvement si nous n’avons d’autre solution (donc avec des chaussures), ce qui signifie par défaut que nous pouvons également prier immobiles, assis, allongés, et même silencieusement dans des cas extrêmes où ce n’est pas dans notre intérêt de dévoiler notre religion (une personne peut être alitée ou aphone en raison d’une maladie, ou plus simplement si nous voulons garder l’anonymat en public...). Telle est l’idée générale derrière le verset. Si nous sommes par exemple en voiture et que nous ne pouvons nous arrêter et nous mettre en direction de la Mecque, ce n’est pas grave, Dieu facilite les choses pour nous: C’est l’intention qui compte, le plus important est de toujours prier à l’heure et de ne jamais rater une prière. Dès que les conditions sont à nouveau réunies, nous devons prier normalement (en se courbant et se prosternant) avec un ton modéré et en direction de la mosquée sacrée de la Mecque, comme Dieu nous l’a Lui-même enseigné.

19. Peut-on raccourcir ses prières dans certaines situations ?

وَإِذَا ضَرَبْتُمْ فِي الْأَرْضِ فَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَن تَقْصُرُوا مِنَ الصَّلَاةِ

إِنْ خِفْتُمْ أَن يَفْتِنَكُمُ الَّذِينَ كَفَرُوا إِنَّ الْكَافِرِينَ كَانُوا لَكُمْ عَدُوًّا مُّبِينًا

(4:101) Et si vous êtes en voyage dans le pays, il n’y a aucune erreur de votre part si vous raccourcissez la prière rituelle (salât) si vous craignez que les incrédules ne vous fassent du mal. En vérité, les incrédules sont votre ennemi déclaré.
- Certains musulmans sunnites influencés par les hadiths et la sounna prétendent que le simple fait d’être en voyage permet de raccourcir la prière rituelle sans aucune conséquence. 4:101 montre que c’est généralement faux, et vrai uniquement dans le cas d’un danger ou problème potentiel. Il n’y a par exemple absolument aucune raison de raccourcir sa prière si vous êtes dans votre chambre d’hôtel !
Les prières ne comportent de toute façon que deux rak’ahs comme nous l’avons étudié précédemment; la raccourcir signifie donc prier un seul rak’ah, et cela n’a de sens que dans une situation extrême telle qu’une bataille par exemple. Le verset 4:102 ci-après suggère d’ailleurs également une prière d’un seul rak’ah en cas de danger :

20. La prière en groupe

وَإِذَا كُنتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلَاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِّنْهُم مَّعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا

سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِن وَرَائِكُمْ وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَىٰ لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ

وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ وَدَّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ تَغْفُلُونَ عَنْ أَسْلِحَتِكُمْ وَأَمْتِعَتِكُمْ

فَيَمِيلُونَ عَلَيْكُم مَّيْلَةً وَاحِدَةً وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ إِن كَانَ بِكُمْ أَذًى مِّن مَّطَرٍ أَوْ كُنتُم

مَّرْضَىٰ أَن تَضَعُوا أَسْلِحَتَكُمْ وَخُذُوا حِذْرَكُمْ إِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْكَافِرِينَ عَذَابًا مُّهِينًا

(4:102) Et quand tu es en leur compagnie et diriges la prière pour eux, qu’un groupe parmi eux se tienne à tes cotés, et qu’ils prennent leurs armes; qu’ils se retirent ensuite derrière vous, lorsqu’ils se sont prosternés (suggère un seul rak’ah en situation de danger), et fais venir un autre groupe qui n’a pas prié, pour qu’ils prient avec toi, et qu’ils se tiennent sur leurs gardes avec leurs armes. Ceux qui mécroient souhaitent que vous négligiez vos armes, et vos bagages pour fondre sur vous en une seule attaque. Aucun blâme [ne pèse] sur vous si vous éprouvez de la gêne en raison de la pluie ou que vous soyez malades et que vous posiez vos armes, mais prenez vos précautions. En vérité Dieu a préparé pour les incrédules un châtiment humiliant.
- 4:102 nous montre que même dans des situations extrêmes (ici juste avant une bataille), la prière est absolument obligatoire, même lorsque l’on risque sa vie. La seule différence est que la prière est écourtée comme indiqué en 4:101 et suggéré en 4:102, où les différents groupes ne priaient qu’un seul rak’ah au lieu de deux (les croyants se retirent après la prosternation rituelle), car en situation de danger. La prière en groupe est une chose naturelle en Islam. C’est un facteur d’unité de la communauté des croyants car nous devons être unis comme une seule colonne (61:4).
- 4:102 clarifie également que l’on peut effectuer la même prière plusieurs fois, puisque le prophète dirigeait la même prière avec différents groupes successifs. Ceci implique indirectement que si quelqu’un a fait une erreur en faisant sa prière rituelle, il est bien sûr possible de la refaire.
- Egalement, le verset sous-entend qu’on peut interrompre sa prière en situation de danger.
- Chaque créature dans l’univers connait sa prière; Par exemple, les oiseaux font également la prière en groupe:

أَلَمْ تَرَ أَنَّ اللَّهَ يُسَبِّحُ لَهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالطَّيْرُ

صَافَّاتٍ كُلٌّ قَدْ عَلِمَ صَلَاتَهُ وَتَسْبِيحَهُ وَاللَّهُ عَلِيمٌ بِمَا يَفْعَلُونَ

(24:41) Ne vois-tu pas que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu, de même que les oiseaux qui déploient (leurs ailes) en formation ? Chacun connaît parfaitement sa prière et comment célébrer (Sa) louange. Et Dieu est parfaitement au courant de (chacun de) leurs actes.

21. Peut-on rattraper une prière quand l’heure est passée?

وَالَّذِينَ هُمْ عَلَىٰ صَلَاتِهِمْ يُحَافِظُونَ

(70:34) Et ceux qui sont assidus dans leur prière rituelle (salât).
- L’une des qualités des vrais croyants est qu’ils font systématiquement leur prière à l’heure. La prière a été prescrite à des horaires spécifiques (4:103) : Avant l’heure ce n’est pas l’heure, et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Nous avons vu l’exemple de Salomon ratant la prière du coucher du soleil : Ce dernier savait très bien qu’on ne rattrape pas une prière et a simplement admis qu’il avait laissé passer les plaisirs de ce monde avant le rappel de Dieu. Tout ce que l’on peut faire dans un tel cas est d’implorer le pardon de Dieu.
En plus de nous permettre de rester dans le droit chemin en gardant constamment Dieu à l’esprit, l’un des multiples bienfaits de la prière rituelle est de nous enseigner la discipline et la ponctualité. Nous avons vu que Dieu nous permet de faire la prière d’une façon différente de celle du rituel prescrit dans le Coran quand il n’y a pas d’autre possibilité, c'est-à-dire en marchant, en conduisant, ou dans sa tête sur un lit d’hôpital par exemple; nous n’avons donc jamais aucune excuse, ni raison de la manquer. Des millions de musulmans traditionnels prennent l’habitude de grouper leurs prières en fin de journée, même lorsqu’ils pourraient les faire à l’heure. Faire sa salât est une expérience tellement plus profonde que de chercher à se donner bonne conscience en tentant de se persuader qu’il y a moyen de rattraper la prière en les bâclant en fin de journée. C’est de toute façon une pure perte de temps car de telles prières sont ratées, donc non valables. Cela revient en plus à faire passer Dieu en dernier dans sa journée, alors qu’Il devrait toujours être le premier, et il est important de comprendre que le Coran nous permet de faire la salât en toutes situations sans aucune gêne.

22. Une femme peut-elle prier quand elle est indisposée?

وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الْمَحِيضِ قُلْ هُوَ أَذًى فَاعْتَزِلُوا النِّسَاءَ فِي

الْمَحِيضِ وَلَا تَقْرَبُوهُنَّ حَتَّىٰ يَطْهُرْنَ فَإِذَا تَطَهَّرْنَ فَأْتُوهُنَّ

مِنْ حَيْثُ أَمَرَكُمُ اللَّهُ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ التَّوَّابِينَ وَيُحِبُّ الْمُتَطَهِّرِينَ

(2:222) Et ils te demandent au sujet de la menstruation. Proclame: « C’est inconfortable, alors reste à l’écart des femmes pendant la menstruation, et ne les approche pas (sexuellement) jusqu'à ce qu’elles soient purifiées. Et quand elles sont purifiées, approchez-les de la façon (littéralement « par où »)) que Dieu vous a ordonnée. » (les relations sexuelles en Islam sont très pures et le sexe masculin est destiné à rencontrer le sexe féminin, les déviances sont prohibées). En vérité, Dieu aime ceux qui font acte de repentance, et Dieu aime ceux qui se purifient.
- Mettons tout de suite les choses au clair: La raison pour laquelle rien n’interdit aux femmes de faire leur prière rituelle quand elles sont indisposées est tout simplement que le Coran est pleinement détaillé (7:52, 6:114, 10:37) et que RIEN dans le Coran ne leur interdit de faire leur salât dans un tel cas. Si c’était interdit, Dieu l’aurait écrit directement dans le Coran. Une telle interdiction est l’une des multiples inventions des hadiths et de la sounna. Bien au contraire, les femmes - tout comme les hommes - doivent faire la prière rituelle constamment tout au long de leur vie, et jusqu'à leur dernier souffle (19:31). Si une femme est sérieusement indisposée, elle peut par exemple faire la prière en restant assise en mimant avec sa tête le fait de se courber et de se prosterner, puisque le message de base du Coran est que l’on peut faire la prière en toutes situations (2:239). La salât est un rituel obligatoire vis-à-vis de Dieu pour tout musulman (même si personne ne doit jamais être forcé car c’est une acte de foi purement personnel) et en réalité un moment de bonheur incroyable pour quiconque en est conscient. C’est de loin le rituel le plus important en Islam au même niveau avec la zakât. C’est absolument horrible de manipuler les femmes et de les égarer du droit chemin à cause de pratiques idolâtres: D’après le Coran, les interdits qui ne sont pas d’origine divine sont des pratiques idolâtres (4:60, 16:116), le plus grave péché en Islam; quelle injustice et quelle honte de leur faire perdre ce contact vital avec Dieu régulièrement tout au long d’une grande partie de leur vie !
La prière rituelle est un sujet complètement différent de celui abordé en 2:222 ; revoyons donc les conditions qui définissent l’impureté pour faire la prière et qui apparaissent dans les versets suivant :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْرَبُوا الصَّلَاةَ وَأَنتُمْ سُكَارَىٰ حَتَّىٰ تَعْلَمُوا مَا تَقُولُونَ

وَلَا جُنُبًا إِلَّا عَابِرِي سَبِيلٍ حَتَّىٰ تَغْتَسِلُوا وَإِن كُنتُم مَّرْضَىٰ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ أَوْ

جَاءَ أَحَدٌ مِّنكُم مِّنَ الْغَائِطِ أَوْ لَامَسْتُمُ النِّسَاءَ فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا

طَيِّبًا فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُمْ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَفُوًّا غَفُورًا

(4:43) O vous qui croyez, ne prenez point part à la prière rituelle (salât) si vous êtes intoxiqués jusqu'à tant que vous sachiez ce que vous dîtes, ni [lorsque vous êtes] impurs – à moins que vous ne soyez en route – [et attendez] jusqu'à tant que vous vous soyez lavés. Si vous êtes malades ou en voyage, ou que l’un d’entre vous est allé aux toilettes, ou que vous ayez eu une relation de nature intime avec les femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau (d’après le Coran, c’est avec de l’eau qu’on se lave), touchez de la terre propre et frottez [doucement] vos visages et vos mains. En vérité Dieu est celui qui absout les péchés, celui qui pardonne.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ

وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ وَإِن كُنتُمْ جُنُبًا فَاطَّهَّرُوا وَإِن كُنتُم

مَّرْضَىٰ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ أَوْ جَاءَ أَحَدٌ مِّنكُم مِّنَ الْغَائِطِ أَوْ لَامَسْتُمُ النِّسَاءَ فَلَمْ تَجِدُوا

مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ مَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيَجْعَلَ

عَلَيْكُم مِّنْ حَرَجٍ وَلَٰكِن يُرِيدُ لِيُطَهِّرَكُمْ وَلِيُتِمَّ نِعْمَتَهُ عَلَيْكُمْ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

(5:6) Ô vous qui croyez, une fois que êtes debout dans l’intention de faire la prière rituelle alors (1) lavez vos visages, (2) puis lavez vos mains jusqu’aux coudes, (3) et oignez vos têtes et (4) vos pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté, alors purifiez-vous. Mais si vous êtes malades ou en voyage, que quiconque d’entre vous revienne des toilettes, ou que vous ayez eu des relations de nature intime avec les femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau, alors touchez de la terre propre, et frottez vos visages et vos mains avec elle. Dieu ne souhaite pas vous causer de difficultés mais souhaite vous purifier et parfaire ses bienfaits envers vous afin que vous soyez reconnaissants.
4:43 et 5:6 montrent que l’« impureté » (jounoub) dans le contexte de la salât se définit par le simple fait (1) d’aller aux toilettes et (2) d’avoir des rapports intimes avec son épouse/époux.
Le coran est divinement précis et le mot « impureté » (jounouban = جُنُبًا) employé en 4:43 et 5:6, n’est pas employé en 2:222 où Dieu dit simplement que les menstrues sont « inconfortables » (adhan = أَذًى).
Le verset 4:43 dit qu’on ne peut approcher la salât si l’on est impur (جُنُبًا) « jusqu'à tant que l’on se soit lavé », c’est à dire avec de l’eau. Il s’agit d’une impureté qui se résout tout simplement en se lavant avec de l’eau, et de toute façon, il est toujours obligatoire de faire sa prière même s’il n’y a pas d’eau (il suffit de faire les ablutions sèches!). En d’autres termes, même « impur » (jounoub), on est en réalité toujours obligé de faire sa prière !
Hormis le fait d’être « intoxiqué » (alcohol, drogue, voir 4:43), auquel cas une personne doit attendre de savoir ce qu’elle dit pour faire la prière, il n’y a jamais aucune raison de ne pas la faire dans le coran, même dans une situation de danger ou d’inconfort, par exemple en temps de guerre, en voyage, sur un lit d’hôpital, ou autre, car le coran nous montre qu’on peut prier en marchant, à cheval, etc... (2:239).

23. A-t-on le droit d’interdire aux femmes l’accès aux mosquées ? Doit-on séparer les hommes des femmes dans une mosquée, peuvent-elles diriger la prière rituelle en présence d’hommes ou faire le adhan ?

- L’Islam traditionnel a inventé beaucoup d’interdictions religieuses par exemple beaucoup de musulmans traditionnels interdisent l’accès des mosquées aux femmes. Un simple exemple qui montre l’énormité d’une telle interdiction est que les femmes ont toujours eu accès à la mosquée sacrée de la Mecque, pourquoi leur interdire l’accès de simples mosquées ? Les prophètes du peuple d’Israël comme Moïse et Jésus, ainsi que Marie, n’ont jamais été juifs mais faisaient en réalité partie d’une religion très ancienne appelée « islam ». Regardons ce que le Coran montre au sujet de Marie:

فَتَقَبَّلَهَا رَبُّهَا بِقَبُولٍ حَسَنٍ وَأَنبَتَهَا نَبَاتًا حَسَنًا وَكَفَّلَهَا زَكَرِيَّا

كُلَّمَا دَخَلَ عَلَيْهَا زَكَرِيَّا الْمِحْرَابَ وَجَدَ عِندَهَا رِزْقًا قَالَ يَا مَرْيَمُ

أَنَّىٰ لَكِ هَٰذَا قَالَتْ هُوَ مِنْ عِندِ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ يَرْزُقُ مَن يَشَاءُ بِغَيْرِ حِسَابٍ

(3:37) Son Seigneur l’agréa de Sa magnifique faveur, Il l’éleva de belle façon, et la mis sous la tutelle de Zacharie. Chaque fois qu’il lui rendait visite dans la synagogue (mihrâb, lieu de prière), il trouvait des provisions avec elle, Il (lui) demanda: Comment ceci t’est-il parvenu ? » Elle répondit : « Cela provient de Dieu, en vérité, Dieu accorde (ses bénédictions) à qui Il veut sans limite. »
- Le verset qui suit nous enseigne que nous ne pouvons pas avoir de relations sexuelles avec nos épouses lors d’une retraite spirituelle (I’tikaf) dans une mosquée pendant le mois de Ramadan. Cela prouve donc que les femmes effectuent également des retraites spirituelles dans les mosquées (et donc y prient) tout comme les hommes, autrement comment serait-il possible d’avoir des relations sexuelles avec elles?

أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ الصِّيَامِ الرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَائِكُمْ هُنَّ لِبَاسٌ لَّكُمْ وَأَنتُمْ لِبَاسٌ لَّهُنَّ عَلِمَ اللَّهُ

أَنَّكُمْ كُنتُمْ تَخْتَانُونَ أَنفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنكُمْ فَالْآنَ بَاشِرُوهُنَّ وَابْتَغُوا مَا

كَتَبَ اللَّهُ لَكُمْ وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الْأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الْأَسْوَدِ

مِنَ الْفَجْرِ ثُمَّ أَتِمُّوا الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ وَلَا تُبَاشِرُوهُنَّ وَأَنتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ

تِلْكَ حُدُودُ اللَّهِ فَلَا تَقْرَبُوهَا كَذَٰلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ آيَاتِهِ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ

(2:187) Il vous est permis d’approcher vos épouses pendant les nuits de jeûne; elles sont un réconfort pour vous, et vous êtes un réconfort pour elles. Dieu sait que vous faisiez du tort à vos âmes, et Il s’est tourné vers vous dans Sa miséricorde. Vous pouvez maintenant avoir des relations intimes avec elles, et vous conformer à ce que Dieu vous a ordonné, et boire et manger jusqu'à ce que le fil blanc se distingue du fil noir (de la nuit) à l’aurore. Ensuite, reprenez le jeûne jusqu'à [l’apparition de] la nuit, mais n’ayez pas de relation intime avec elles lorsque vous effectuez une retraite spirituelle (I’tikaf pendant le mois de Ramadan) dans les mosquées. Telles sont les limites imposées par Dieu: Alors ne les transgressez pas. Voici comment Dieu élucide Ses versets à l’égard du genre humain, afin que vous éprouviez de la crainte.
- La Bible et le Coran nous montrent que Dieu a systématiquement choisi des hommes comme messagers et prophètes. Eve a été créée à partir d’Adam (42:11). L’homme et la femme sont égaux devant la loi de Dieu et ont des devoirs différents dans la société tout simplement liés à nos différences et à nos qualités respectives et complémentaires:

وَلَا تَتَمَنَّوْا مَا فَضَّلَ اللَّهُ بِهِ بَعْضَكُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ لِّلرِّجَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبُوا

وَلِلنِّسَاءِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبْنَ وَاسْأَلُوا اللَّهَ مِن فَضْلِهِ إِنَّ اللَّهَ كَانَ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمًا

(4:32) Et ne convoitez pas (les bénédictions et qualités) que Dieu vous octroyé les uns par rapport les autres. Aux hommes revient un salaire équivalent à ce qu’ils ont gagné, et aux femmes revient un salaire équivalent à ce qu’elles ont gagné. Et implore Dieu pour Sa grâce, en vérité Dieu connaît toute(s) chose(s).
- L’homme a un rôle de guide dans le mariage et la société musulmane en matière de religion, par exemple il est tenu d’encourager sa famille à pratiquer assidûment l’Islam (20:132). Ce n’est pas une question de supériorité, car il n’y en a pas, mais une question d’organisation harmonieuse de la cellule familiale et de la société musulmane.
- Une façon d’illustrer cette différence est que le Coran s’adresse en priorité au prophète et aux hommes (par exemple 2:187, 4:12, etc...) du fait de leur position de guide dans la société musulmane. Le prophète guidait la prière rituelle pour les musulmans (4:102), mais le Coran n’a jamais interdit qu’une femme puisse guider la prière, par exemple en alternance avec son mari dans un foyer, de même que dans une mosquée, y compris celle de la Mecque. C’est à la communauté de décider, même s’il est vrai que les hommes ont une légère prééminence en cas de conflit.
- En Islam, les hommes ont tendance à être avec les hommes et les femmes avec les femmes lorsqu’ils ne sont pas mariés. Les jeunes générations sont très fortement protégées par les parents, sans qu’il faille tomber dans l’excès; Des parents responsables ne laissent pas leurs enfants faire n’importe quoi sans supervision, et la question de chasteté notamment est absolument cruciale dans la vie d’un musulman ou d’une musulmane (24:30-31, etc...). L’Islam est une religion d’extrême pudeur, et lors d’une prière en groupe dans une mosquée ou une réunion de croyants, les gens prient parfois épaules contre épaules lorsque l’espace est réduit. Quoi qu’il en soit, établir des règles pour séparer hommes et femmes dans une mosquée n’a aucun sens. Le meilleur exemple est que les hommes et les femmes prient les uns à coté des autres pendant le Hajj à la mosquée sacrée de la Mecque. Il ne faut jamais instaurer des règles non coraniques, et simplement laisser les choses se faire naturellement.
Nous avons vu que le coran donne un rôle de guide et de chef de famille aux hommes dans le coran, et que c’est donc à l’homme de décider s’il veut diriger la prière ou pas chez lui, et c'est à la communauté musulmane en général dans une mosquée d’élire un ou plusieurs imâms, lesquels décideront qui va faire le adhan ou diriger la salât. De toute façon, l’islam n’est pas une dictature, et en cas de conflit, je proposerais personnellement de faire un vote à majorité absolue qui le résoudrait. Le problème n’est pas qui va diriger la prière ou pas, mais de glorifier Dieu en harmonie avec le message du coran. Quoi qu’il en soit, il ne faut jamais créer de faux interdits car c’est sombrer dans l’idôlatrie (4:60, 16:116) et c’est la mort de l’islam. Et d’ailleurs, certains hommes ou femmes ont des voix magnifiques, alors pourquoi se priver de les entendre pendant la prière ou le adhan ?

24. Est-ce que “salâm” ou “salamoun alaïkoum” fait partie de la salât?

قُلْ إِنَّ صَلَاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

(6:162) Proclame: « En vérité, ma prière rituelle, mes rites de sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’univers. (6:163) (Il n’y a) point d’associés à coté de Lui, et il m’a été ordonné de par ce [commandement] d’être le premier de ceux qui se soumettent.
- La prière rituelle doit par définition être entièrement dédiée à Dieu. Dire « salâm », « salamoun alaïkoum » ou autre à son voisin après la Chahadah sort du strict contexte de glorifier Dieu exclusivement et de méditer le message de Dieu pendant la salât, et ne peut à ce titre en faire partie.
- Il n’y a par contre aucun mal à dire « salamoun alaïkoum » à ses voisins en guise de manifestation fraternelle après la chahadah pour autant que l’on comprenne que la prière est déjà terminée. De la même façon, si quelqu’un désire saluer les anges qui enregistrent nos faits et gestes après la prière, ce peut être un rappel salutaire car ils sont bel et bien une réalité de notre vie. Mais là encore, il faut bien comprendre que la prière est déjà terminée. Si quelqu’un préfère ne pas dire un seul mot après la chahadah finale, il n’y a rien à y redire. La prière rituelle se termine en apothéose avec la Chahadah finale: « J’atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Dieu ». Autrement dit, la salât commence avec « Allah » (récitation du takbir « Allahou Akbar »), et se termine avec « Allah » et la récitation finale de la Chahadah: La prière rituelle est entièrement dédiée à Dieu.

25. Faire le ramadan et ne pas manger de porc est-il suffisant pour être musulman ? La prière est-elle obligatoire pour faire partie de la communauté musulmane ?

وَلَقَدْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَبَعَثْنَا مِنْهُمُ اثْنَيْ عَشَرَ نَقِيبًا وَقَالَ اللَّهُ

إِنِّي مَعَكُمْ لَئِنْ أَقَمْتُمُ الصَّلَاةَ وَآتَيْتُمُ الزَّكَاةَ وَآمَنتُم بِرُسُلِي وَعَزَّرْتُمُوهُمْ

وَأَقْرَضْتُمُ اللَّهَ قَرْضًا حَسَنًا لَّأُكَفِّرَنَّ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَلَأُدْخِلَنَّكُمْ جَنَّاتٍ تَجْرِي

مِن تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ فَمَن كَفَرَ بَعْدَ ذَٰلِكَ مِنكُمْ فَقَدْ ضَلَّ سَوَاءَ السَّبِيلِ

(5:12) Et en vérité Dieu a scellé une alliance avec les enfants d’Israël, et nous avons nommé parmi eux douze patriarches, et Dieu a proclamé: « Je suis avec vous tant que vous faites la prière rituelle (salât), que vous pratiquez la zakât, que vous croyez en Mes messagers, que vous les assistez, et que vous investissez auprès de Dieu un investissement basé sur le bien. Je vous absoudrai alors de vos péchés, et vous admettrai certes dans les jardins en dessous desquels coulent les ruisseaux. Mais quiconque d’entre vous mécroit après ceci s’est certes égaré du droit chemin.
- Beaucoup de personnes issues de familles de tradition musulmane pensent que faire le ramadan et ne pas manger de porc suffit pour être musulman. Ils pensent que le reste, notamment la prière rituelle et la zakât, est optionnel.
Etre « musulman » signifie « être soumis à Dieu ». La prière rituelle est un acte et une preuve de soumission à Dieu par excellence. 5:12 est très clair qu’une personne qui refuserait de faire sa prière rituelle et ne s’acquitterait pas de la zakât refuserait de se soumettre au commandement de Dieu, donc ne serait plus musulmane (soumis) et en réalité dans une situation de plein égarement. C’est aussi simple que ça.

25.1 Qui sont les vrais croyants:

إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ

يُقِيمُونَ الصَّلَاةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُمْ رَاكِعُونَ

(5:55) En vérité votre allié est Dieu et Son messager, de même que ceux qui croient, font la prière rituelle et s’acquittent de la zakât ; ils sont ceux qui s’inclinent (pendant la prière).

25.2 Une personne qui ne fait pas la prière rituelle ne peut servir de témoin fiable dans le cas d’un testament:

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ حِينَ الْوَصِيَّةِ اثْنَانِ

ذَوَا عَدْلٍ مِّنكُمْ أَوْ آخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ إِنْ أَنتُمْ ضَرَبْتُمْ فِي الْأَرْضِ فَأَصَابَتْكُم

مُّصِيبَةُ الْمَوْتِ تَحْبِسُونَهُمَا مِن بَعْدِ الصَّلَاةِ فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ إِنِ ارْتَبْتُمْ لَا

نَشْتَرِي بِهِ ثَمَنًا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَىٰ وَلَا نَكْتُمُ شَهَادَةَ اللَّهِ إِنَّا إِذًا لَّمِنَ الْآثِمِينَ

(5:106) Ô vous qui croyez, quand la mort s’approche de l’un d’entre vous, soyez témoin les uns envers les autres, au moment (de faire) le testament, (Choisissez) deux hommes justes parmi vous, ou deux (personnes choisies) en dehors de votre communauté. Si vous êtes en voyage de par le pays, et que l’affliction du décès s’abat sur vous, convoquez chacun d’eux après la prière rituelle et que chacun d’eux prêtent serment devant Dieu si vous (avez le moindre) doute : « Nous ne vendrons notre témoignage à aucun prix même s’il s’agit d’un proche parent, et nous ne dissimulerons rien du témoignage de Dieu. Autrement nous serions du nombre des pêcheurs. »
- La raison pour laquelle une personne qui ne fait pas la prière rituelle ne peut servir de témoin fiable envers des musulmans est qu’une personne qui ne fait pas la prière n’est pas considérée comme musulmane (c’est à dire « soumise à Dieu ») dans le Coran.
- Le prix d’une seule vie humaine est si important en Islam que la guerre est strictement interdite, sauf en cas de légitime défense face à un adversaire qui déclare la guerre, en cas de persécutions très graves, ou pour libérer des opprimées (par exemple en cas de génocide). Pour ces raisons, ceux qui déclarent la guerre face à un pays musulman et provoquent des tueries sont considérés comme des criminels de guerre qui ne peuvent retrouver la liberté et le pardon que s’ils se purifient sincèrement en adoptant l’Islam pour religion et montrent tous les signes extérieurs de leur foi sincère, notamment la pratique de la prière rituelle et de la zakât:

فَإِذَا انسَلَخَ الْأَشْهُرُ الْحُرُمُ فَاقْتُلُوا الْمُشْرِكِينَ حَيْثُ وَجَدتُّمُوهُمْ

وَخُذُوهُمْ وَاحْصُرُوهُمْ وَاقْعُدُوا لَهُمْ كُلَّ مَرْصَدٍ فَإِن تَابُوا وَأَقَامُوا

الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ فَخَلُّوا سَبِيلَهُمْ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ

(9:5) Et une fois que les mois sacrés sont passés, alors tuez les polythéistes où que vous les trouviez, saisissez-les, assiégez-les, tenez vous (à l’affût) à chaque (endroit où vous pouvez leur faire une) embuscade. Mais s’ils se repentent, font la prière rituelle et s’acquittent de la zakât, alors laissez leur la voie (libre). En vérité, Dieu est celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.

فَإِن تَابُوا وَأَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ فَإِخْوَ

انُكُمْ فِي الدِّينِ وَنُفَصِّلُ الْآيَاتِ لِقَوْمٍ يَعْلَمُونَ

(9:11) Mais s’ils se repentent et font la prière rituelle, et s’acquittent de la zakât, alors ils sont vos frères en religion. Et nous expliquons en détail les versets aux gens qui possèdent la connaissance.
- Une fois encore, nous voyons clairement qu’une personne qui ne pratique pas la prière rituelle et ne s’acquitte pas de la zakât n’est tout simplement pas musulmane.

25.3 Une personne qui ne fait pas la prière rituelle et ne s’acquitte pas de la zakât a-t-elle le droit de fréquenter les mosquées de Dieu ?

إِنَّمَا يَعْمُرُ مَسَاجِدَ اللَّهِ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَأَقَامَ الصَّلَاةَ وَآتَى

الزَّكَاةَ وَلَمْ يَخْشَ إِلَّا اللَّهَ فَعَسَىٰ أُولَٰئِكَ أَن يَكُونُوا مِنَ الْمُهْتَدِينَ

(9:18) Seul celui qui croit en Dieu et la vie future, fait la prière rituelle (salât), s’acquitte de la zakât, et ne craint [autre] que Dieu, se voit accorder (l’accès et l’entretien) des mosquées de Dieu.
- Seules les personnes qui font la prière rituelle et paient la zakât jouissent du droit de fréquenter les mosquées de Dieu et d’être impliquées dans leur gestion ou entretien; en d’autres termes, une personne qui refuse de pratiquer le rituel correctement (pour des raisons autres que des problèmes physiques) ne fait pas partie de la communauté musulmane, et n’a donc pas sa place dans une mosquée. La même idée est exprimée avec le commandement coranique d’interdire l’accès à la mosquée sacrée (de la Mecque) aux non musulmans (9:28) car il s’agit du temple de Dieu et non pas d’un lieu touristique.

25.4 Pourquoi satan veut vous nous empêcher à tout prix de faire la prière rituelle

إِنَّمَا يُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَن يُوقِعَ بَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ فِي الْخَمْرِ

وَالْمَيْسِرِ وَيَصُدَّكُمْ عَن ذِكْرِ اللَّهِ وَعَنِ الصَّلَاةِ فَهَلْ أَنتُم مُّنتَهُونَ

(5:91) Le but de satan est de causer entre vous l’animosité et la haine par l’intermédiaire de la drogue et des jeux de hasards, et de vous empêcher de vous rappeler de Dieu et de la prière rituelle. Allez-vous vous abstenir ?
- Le verset 5:91 montre que satan sait parfaitement bien qu’une personne qui ne fait pas sa prière n’est plus musulmane, et c’est pour cela qu’il incite l’être humain vers des addictions et vices tels que l’alcool, la drogue et le jeu pour qu’il délaisse la prière rituelle (salât) et soit coupé du rituel qui le lie constamment à son créateur et fait de lui un musulman.

25.5 Une société musulmane institutionnalise la salât et encourage la zakât:

الَّذِينَ إِن مَّكَّنَّاهُمْ فِي الْأَرْضِ أَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ

وَأَمَرُوا بِالْمَعْرُوفِ وَنَهَوْا عَنِ الْمُنكَرِ وَلِلَّهِ عَاقِبَةُ الْأُمُورِ

(22:41) (Ils sont) Ceux (qui), si on leur donne autorité sur la terre, établissent la prière rituelle et s’acquittent de la zakât, encouragent le bien et interdisent le mal. Et c’est à Dieu que revient toute fin.
- La salât et la zakât sont de loin les deux rituels religieux les plus importants en Islam. Les deux mots sont très fréquemment mentionnés de pair dans le Coran (26 fois ensemble dans le même verset) et reflètent le message le plus important du Coran: « Croire et pratiquer le bien ». Par exemple, l’expression « ceux qui croient et pratiquent le bien » (الذين ءامنوا وعملوا الصلحت) apparaît telle quelle 50 fois dans le Coran (par exemple en 2:25, 2:277...). Les expressions « ceux qui croient » et « pratiquent le bien » apparaissent 52 fois ensemble dans le même verset, ce qui est exactement le double de la fréquence combinée de salât et zakât dans le même verset. 2:277 illustrent parfaitement la relation entre « croire et pratiquer le bien » et « faire la prière rituelle et s’acquitter de la zakât »:

25.6 Qui hérite du paradis en Islam

إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَأَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ

لَهُمْ أَجْرُهُمْ عِندَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

(2:277) Certes ceux qui croient et pratiquent le bien, font la salât et s’acquittent de la zakât sont ceux qui ont mérité leur récompense auprès de leur Seigneur; aucune crainte (ne pèse) sur eux, et Ils ne seront point affligés (le jour du jugement dernier).
- Le Coran nous informe que pour atteindre le salut dans l’au delà il ne suffit pas de croire en Dieu, ou simplement de pratiquer le bien, les deux doivent obligatoirement aller de pair, même si l’on peut temporairement être dispensé de faire don de la zakât en cas de difficultés économiques exceptionnelles. Le message capital des versets 5:12 et 2:277 (et de bien d’autres) mentionnés plus haut est que si une personne qui se dit musulmane ne fait plus la salât et ne pratique pas la zakât, elle n’est pas musulmane (soumise) et est en très grand danger (et c’est le moins qu’on puisse dire) de ne pas accéder au paradis, ce qui signifie que la foi seule ne suffit pas, il faut obligatoirement que notre foi se matérialise par de bonnes actions:

وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ

(24:56) Et accomplissez la prière rituelle (salât) et acquittez-vous de la zakât, et obéissez au messager, afin que vous puissiez bénéficier de la miséricorde.
Ce que l’on dit avec les lèvres est une chose, mais ce sont toujours nos actions qui définissent qui nous sommes vraiment. Faire le Ramadan et ne pas manger de porc est bien sûr très important, mais quasiment insignifiant à coté de la pratique de la salât et de la zakât qui sont les deux piliers vraiment obligatoires qui définissent l’appartenance à l’Islam selon le Coran tel que nous l’avons prouvé. Une personne qui n’arrive pas à jeûner pendant le Ramadan peut à la place nourrir de pauvre gens (2:184), mais rien n’excuse de ne pas pratiquer la salât, de même que la zakât, à moins d’être temporairement dans une situation financière vraiment difficile.

26. L’islam sunnite prétend qu’il faut mettre à mort une personne qui ne fait pas sa prière rituelle. Que dit le Coran à ce sujet ?

- Nous avons vu dans la section précédente que la prière musulmane est absolument obligatoire en Islam d’après le Coran pour quiconque veut prétendre au statut de musulman.
- Les écoles de jurisprudence islamiques sunnites (les fameuses « 4 écoles ») qui basent leurs interprétations sur le Coran, les hadiths et la sounna prétendent, par exemple dans le cas du rite malékite, que si une personne refuse de faire sa prière, elle doit être mise en observation jusqu'à la prochaine prière, et si elle refuse toujours, doit être mise à mort.
- Le Coran décrète une toute autre sentence:

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَد تَّبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ فَمَن يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِن

بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَىٰ لَا انفِصَامَ لَهَا وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ

(2:256) Point de contrainte en religion. Le droit (chemin) s’est distingué de l’égarement. Quiconque rejette le mal et croit en Dieu s’empare du lien le plus solide, (un lien) qui ne se brise jamais. Dieu est Audient, Omniscient.
- La punition pour une personne qui refuse de faire la salât est la suivante: Absolument rien.
- Par contre une personne qui ne pratique pas la prière rituelle et la zakât s’exclut de facto de la communauté musulmane et n’a normalement plus accès aux lieux de prière et à la mosquée sacrée de La Mecque (qu’irait-elle faire dans une mosquée de toute façon si elle ne prie plus ?!). Nous avons vu également qu’elle ne peut non plus être considérée comme un témoin fiable dans le cas d’un témoignage. Hormis cela, il n’y aucune punition, et certainement aucune mise à mort (!), car le vrai islam basé exclusivement sur le Coran n’est pas une religion de fous et de fanatiques sans cœur, mais une religion totalement pacifique où la contrainte n’a pas sa place.
- Précisons encore que l’islam n’est pas une religion faible et que le Coran encourage très fortement le croyant dans le cadre familial d’insister à ce que les membres de sa famille pratiquent la salât et la zakât (par exemple 20:132) ainsi que les rituels et valeurs de la religion musulmane en général, vu leur importance capitale pour notre salut le jour du jugement dernier.

27. Une vue d’ensemble des buts et bienfaits de la prière rituelle

- Adorer Dieu exclusivement (1:5).
- Implorer Dieu exclusivement (1:6).
- Mentionner Dieu exclusivement (39:45, 40:12).
- Les prières journalières nous permettent de garder Dieu à l’esprit pendant la journée et d’établir un lien direct avec notre créateur en méditant Sa parole (20:14); C’est ce que Dieu appelle le « rappel » (« Zikr »).
- Etre guidé dans le droit chemin (1:6), la prière protège contre les vices et les maux de la société (29:45).
- Réciter le Coran, vivre et rester proche de la parole de Dieu (sourate 1, 29:45, 17:78).
- Elle enseigne la ponctualité et la discipline au croyant (4:103).
- La prière rituelle garantie une hygiène corporelle sans égal (règles d’hygiène, ablutions: 4:43, 5:6).
- Un foyer musulman est un sanctuaire dédié à Dieu (10:87). Il est très propre car on ne porte pas de chaussures (en tout cas de chaussures de ville) à la maison selon l’exemple de la pratique de la prière (20:12), de même que du fait des règles d’hygiène prescrites par le Coran (4:43, 5:6).
- Unir les Musulmans (61:4) et développer le sens de communauté: La prière du vendredi est un rassemblement de la communauté des croyants (62:9), la prière en groupe (4:102) est toujours souhaitable.
- Que Dieu exauce nos bonnes prières (2:186).
- Bienfaits physiques (la prière rituelle garantie une activité physique minimum dont Dieu seul connaît l’étendue des bienfaits). La pratique régulière de la prière rituelle est un remède contre le développement de varices dans les jambes. Les fréquentes positions à genoux et prosternations procurent une grande baisse de pression dans les jambes et le développement de varices est rare chez les musulmans pratiquants.
- Les mots et la foi seule ne suffisent pas en Islam. Le message du Coran est que la foi doit obligatoirement être doublée d’action (« croire et pratiquer le bien »): La prière rituelle, du fait qu’elle est non seulement spirituelle mais également un rituel physique qui implique des mouvements (se courber, se prosterner devant Dieu: 22:26), entre directement dans ce cadre; on met directement en pratique ce que l’on dit car on exprime physiquement sa soumission à Dieu.

28. La prière funéraire d’après le Coran

وَلَا تُصَلِّ عَلَىٰ أَحَدٍ مِّنْهُم مَّاتَ أَبَدًا وَلَا تَقُمْ عَلَىٰ

قَبْرِهِ إِنَّهُمْ كَفَرُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَمَاتُوا وَهُمْ فَاسِقُونَ

(9:84) Et ne prie sous aucun prétexte pour quiconque d’entre eux est décédé, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe. En vérité, ils ont mécru en Dieu et Son messager, et ils sont morts alors qu’ils étaient en état d’iniquité.
- 9:84 fait référence aux traitres qui ont inventé des excuses pour ne pas être mobilisé et sont restés à l’arrière.
- La clef pour résoudre la question de la prière funéraire est de se concentrer sur la partie du verset qui désigne la prière funéraire en omettant la forme négative:
« Prie pour quiconque d’entre eux est décédé et tiens-toi debout auprès de sa tombe.».
Le verset indique tout simplement qu’en temps normal, on prie en se tenant debout près de la tombe d’un musulman défunt. La prière funéraire est aussi simple que cela.
Rien n’interdit à la famille ou aux proches de prononcer un discours en souvenir du défunt et de réciter des versets du Coran, c’est à la famille du défunt, ou à défaut à ses proches d’en décider. La prière funéraire n’est pas une « salât » où on se courbe et se prosterne, mais une prière libre où l’on reste debout près de la tombe en signe de respect.

29. Sourate 1, salât et Coran: Résurrection et accomplissement de l’histoire du monothéisme du genre humain.

- Le Coran est la révélation finale faite au genre humain, révélée au sceau des prophètes (Mohammed). C’est pourquoi il rassemble des événements clés de l’histoire de l’humanité, comment les messagers ont averti leur peuple, comment ceux qui se sont rebellés contre Dieu ont encouru Sa rétribution. Il résume notre histoire depuis la création d’Adam et Eve et de l’univers, jusqu’à, entre autres, Noé, Abraham, Moïse, David, Salomon, Jésus et Mohammed; Il relate également des histoires non bibliques que les hommes avaient complètement oubliées.
- En étudiant la prière rituelle dans le Coran, nous avons vu que de la même façon qu’il rappelle l’histoire du genre humain pour nous servir de leçon, la prière rituelle est détaillée grâce à des exemples qui impliquent les messagers parmi les descendants d’Adam jusqu'à Mohammed (par exemple Moise, Salomon, Luqman), et même de simples croyants ou de saints avec l’exemple de Marie (3:43) ou des juifs qui effectuent deux prosternations successives (17:107-109) en écoutant la récitation du Coran pendant la salât, et qui avaient reconnu la vérité sur le champ. Nous avons par exemple étudié que la séquence qui consiste à « se tenir debout, se courber, et se prosterner » que nous suivons tous aujourd‘hui pendant la salât remonte à Abraham (22:26). Nous prions pieds nus en raison du commandement de Dieu à Moïse d’ôter ses sandales pour faire la prière rituelle (20:12). Nous savons que le peuple de Moïse priait en direction de Becca (aujourd’hui la Mecque) et que leurs maisons faisaient office de Qiblahs, tels que nous sommes supposés le faire aujourd’hui (10:87). Finalement, après une période où ils ont prié en direction de Jérusalem, la Qiblah d’Abraham a été restaurée avec Mohammed et l’avènement du Coran. Dieu a détaillé la prière rituelle en utilisant une combinaison d’exemples ou d’événements historiques avant Mohammed tout comme pendant sa vie (prière en groupe, etc...): Tout ceci pour prouver que l’Islam et la salât est un symbole d’unité de la race humaine, qu’hier comme aujourd’hui nous avons glorifié et nous glorifions Dieu comme un seul homme, tous tournés dans la même direction, et suivant le même rituel révélé à notre père Abraham. Nous sommes tous les mêmes; Dieu nous a appris à Le glorifier hier avec les révélations antérieures, et Il nous l’apprend aujourd’hui avec le Coran.
- Tout musulman sait que la sourate « al Fatiha » est la pierre d’achoppement de la prière rituelle, de même qu’elle est la pierre d’achoppement du Coran et de nos vies. Il se trouve qu’on peut également la considérer de façon symbolique comme un récapitulatif de l’histoire de la révélation au genre humain car il est aujourd’hui prouvé que le langage de la sourate 1 est présent de façon quasi intégrale dans les révélations antérieures.
- Ce qui suit est une citation d’un article publié dans « Submitters Perspective » (http://www.masjidtucson.org/publications/books/sp/2004/jan/page3.html) en janvier 2004. L’article raconte l’histoire d’un musulman qui a assisté par hasard en Indonésie à une cérémonie religieuse d’un mouvement chrétien (Diaspora Christian denomination) qui a incorporé des rituels juifs dans leurs prières, et qui récitaient ce jour là une prière intitulée Ha Patchah, qui s’avère être quasiment identique à la sourate « al Fatiha » :
HA PATCHAH (THE OPENING PRAYER)
1. BE SHEM ELAH HA RAHAMIM (Au nom de Dieu, Plein de Clémence (Ezr.5:1; Dan.9:9)
2. T’HILAH L’ELOHEINOU RIBOHN HA-OLAMIM
Louange à Dieu, Seigneur de l’univers, (Jewish liturgy)
3. HA RAHAMIM
Plein de Clémence (Dan.9:9)
4. MELEK YOM HA DIN
Maitre du jour du jugement, (terminologie juive)
5. ELEKHA ADONAY EQARA WE EL ADONAY ET HANAN
Eternel! j'ai crié vers toi, J'ai imploré l'Eternel: (Psaume 30:8)
6. HEHENI BE ORACH MISHOR
Guide moi dans le droit chemin (Psalm 27:11)
7. ALEKHET BE DEREHOU WE LEYAREH ITTO
Tu observeras les commandements de l'Eternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. (Deut 8:6)
LE HALAK BE ETSAH RISHAH WE LA SAGHAH
Non par le conseil des maudits, ni celui des égarés (Psaume 119:21)
(Citation: Submitters perspective, publication de janvier 2004)
- L’origine de la prière ci-dessus n’est pas clair, et nous ne savons pas si elle est l’ancêtre d’« Al Fatiha », ou simplement une imitation de la sourate 1 en utilisant d’étonnants équivalents bibliques.
- Quoi qu’il en soit, cela prouve que le langage de la sourate 1 peut presque entièrement être dérivé de la Bible et de liturgies juives.
- Il est donc prouvé que le langage de la sourate 1 est intimement lié aux révélations antérieures, tout comme le Coran en général, et de même que la prière rituelle que Dieu nous enseigne au travers d’une combinaison d’exemples tirés de la période biblique et de la vie de Mohammed. Elle unit en ce sens la race humaine, et nous montre que Dieu est celui qui nous a enseigné comment prier du temps d’Abraham et des prophètes, de même qu’aujourd’hui, alors que nous sommes bénis par la présence du Coran pleinement détaillé.
Remarque: Ha Patchah et les références bibliques ci-dessus prouvent de façon certaine que le vrai nom de Dieu dans la Bible est « Allah » (Al Ilah, « La Divinité [unique]»). Il suffit de lire la translitération hébraïque ci-dessus effectuée par des croyants de confession juive pour s’en assurer. Beaucoup de chrétiens, et même de juifs, l’ignorent parce que les savants de la Bible font tout pour cacher ces informations et maintenir le grand public dans l’ignorance.
- Rappelons également que le Coran prouve que Salomon connaissait l’existence du « Bismillah » (1:1), puisqu’il l’a utilisé pour commencer sa lettre adressée à la reine de Sabah:

إِنَّهُ مِن سُلَيْمَانَ وَإِنَّهُ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ

(27:30) En vérité, elle est de Salomon et elle dit: « Au nom de Dieu, Clément, Miséricordieux. »
Où a-t-il pris connaissance du Bismillah ?! L’a-t-il hérité parce qu’il est un descendant direct d’Abraham qui avait transmis « Al Fatiha » à ses descendants ? Je le pense.
Conclusion
- Cette étude touche à sa fin, et nous avons prouvé qu’il y a en réalité trois prières rituelles journalières obligatoires, et une surérogatoire la nuit, en Islam, ce qui ne fait que confirmer l’héritage Abrahamique de la Bible et du Judaïsme. Tous les détails relatifs à sa pratique y sont entièrement détaillés.
Nous avons vu que c’est Dieu Lui-même qui nous enseigne la salât, et cette étude n’a rien modifié du rituel que l’Islam traditionnel a hérité sauf quand il y a contradiction évidente avec le Coran:
- Il n’y a pas de période coranique de « ‘asr » (soit disant au milieu de l’après midi) dans le coran où les croyants sont supposés faire la prière, ni aucun commandement coranique disant qu’il faille faire une prière rituelle spécifique commençant au milieu de l’après midi. « ‘Asr » signifie « temps » ou « histoire » dans le coran et rien d’autre (103:1).
- Chaque prière comporte deux récitations de la sourate 1, c'est-à-dire deux rak’ahs (15:87).
- Lorsqu’on se relève après s’être courbé, il suffit de remplacer « Dieu entend ceux qui Le glorifient » par le takbir (Allahou Abbar) qui rythme chaque mouvement de la prière rituelle, car Dieu n’a pas besoin que nous annoncions unilatéralement quelque chose qu’Il sait déjà.
- La récitation de la salât se fait à mi-voix quelque soit la prière (17:110), la congrégation restant silencieuse en cas de prière en groupe (7:204-205).
- La Chahadah doit être purifiée car Dieu nous ordonne de ne jamais mentionner aucun nom à coté de Lui (39:45, 40:12). Elle est détaillée en 3:18 (Il suffit de calquer notre attestation sur celle de Dieu: « J’atteste qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Dieu ».
Les hadiths ont profondément dénaturé le rituel coranique de la salât en rajoutant des prières et des rak’ahs qui n’existent pas, et en entachant d’idolâtrie la profession de foi en mentionnant le nom de Mohammed à coté de Dieu.
- Les détails des ablutions sont fournis en 5:6 et sont plus court que ceux du sunnisme.
- La prière du vendredi est une prière de mi-journée classique avec deux rak’as (15:87) où l’on récite la sourate al fatiha et le coran Il n’est fait aucune mention de deux discours par l’imam (62:9-10), et seule la parole de Dieu est digne d’être entendue (le coran).
- Les femmes doivent faire la prière même quand elles sont indisposées, tout simplement car le coran ne dit rien à ce sujet. De toute facon, le coran dit clairement que l’on doit faire la salât en toutes situations (guerre, danger, en marchant ou conduisant si necessaire, etc...), et même si on est impur et que l’on ne peut se purifier avec de l’eau (ablutions sèches dans ce cas).
La profonde leçon que le Coran nous enseigne est que Dieu seul est digne d’être suivi, seule Sa parole (le Coran) peut nous guider hors des ténèbres vers la lumière.

 

 Article original : Salât coranique

 Source : islamcoranique.org

 

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